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Atelier Mondialisation - Argentan, 10/06/2020

Organisé par Hubert C. du comité En Marche Argentan
Cet événement est terminé
  • Mercredi 10 juin 2020, 18h00
  • Chez soi / vidéo aux personnes intéressées: nous confirmer SVP, 61200 Argentan

Nouvel atelier de réflexion concernant l'après Covid sur le thème de la mondialisation.

Diagnostic En l’espace de quelques semaines, la phase de mondialisation la plus importante de l’histoire s’est brutalement suspendue. Les frontières se sont fermées, les flux commerciaux se sont arrêtés, les touristes se sont confinés. Si la globalisation des biens et des savoirs nous a permis de nous concentrer sur des secteurs à forte valeur ajoutée et permis à de sortir des millions d’êtres humains de l’extrême pauvreté, la crise nous rappelle également que cette mondialisation nous a rendu plus vulnérables et que ses bienfaits ne sont pas également partagés. La crise agit en particulier comme un révélateur de l’interdépendance de nos économies : nous dépendons de la Chine pour la production de masques, de l’Asie pour la production de certains médicaments, du Maghreb ou de l’Europe de l’Est pour la main d’œuvre agricole ou encore des Etats-Unis pour les outils de télétravail.
Ci-dessous, questions qui seront évoquées:

1. Crise et mondialisation : enseignements:
Cette crise a-t-elle changé votre opinion sur la mondialisation ? De quelle manière ? Que nous dit cette crise sur la mondialisation ?
2. Souveraineté industrielle:
La crise a mis à nu certaines dérives de la mondialisation dans l’industrie comme l’éclatement excessif des chaînes de valeurs ou encore la domination de la Chine sur certains composants pourtant essentiels tels que les métaux rares ou les circuits imprimés. Ces dérives sont bien sûr néfastes d’un point de vue économique, avec une fragilisation de nos entreprises, mais également dangereuses d’un point vue sociétal, en menaçant notre accès à certains biens essentiels. Si la France avait déjà commencé à recréer des emplois industriels sur son territoire avant la crise, la question d’une accélération est aujourd’hui posée.
Comment aider notre tissu industriel à traverser cette crise ? Faut-il aider toutes les entreprises ? Faut-il relocaliser davantage la production industrielle ? Si oui, doit-on le faire en France ou en Europe ?
3. Souveraineté technologique/scientifique:
Si la mondialisation a permis d’accélérer le rythme des innovations grâce à une meilleure diffusion de la connaissance, elle fait également peser un risque de dépendance technologique. L’usage massif d’outils collaboratifs en cette période de crise illustre l’enjeu : alors les données sont un enjeu essentiel pour demain, la majorité des flux sont absorbés par des géants américains et chinois. Que ce soit dans le numérique, la 5G, la voiture autonome ou les supercalculateurs, toute dépendance fait courir une menace sur l’emploi, la productivité ou encore les revenus fiscaux et plus largement sur notre prospérité et notre puissance géopolitique.
Comment remédier à cette dépendance technologique ? Comment nous assurer que les champions du 21ème siècle soient issus de France ou d’Europe ? Comment stimuler l’innovation dans notre pays (ex : recherche publique, incitations fiscales, pôles universitaires…) ? Comment mieux protéger nos données personnelles ?

4. Souveraineté sanitaire:
Évidente au regard de la couverture médiatique, la crise a mis en lumière la fragilité du système sanitaire de nombreux pays : insuffisance des stocks, fragilité des chaînes de production ou encore dépendance envers l’Asie. Cette dépendance risque par ailleurs de s’aggraver en France du fait d’un certain décrochage en matière d’innovation : sur les 254 nouveaux médicaments autorisés en Europe entre 2016 et 2018, seuls 20 sont issus de laboratoires français. Enfin, la crise a mis en lumière la difficile synchronisation et coopération des pays en matière sanitaire : l’Europe a par exemple été accusée de ne pas être à la hauteur de la crise alors qu’elle ne dispose que de compétences très limitées en la matière.
Comment mieux nous préparer aux prochaines crises sanitaires ? Pour assurer une meilleure gestion des crises sanitaires mondiales, devrions-nous transférer une partie de notre compétence nationale en matière de santé à l’Europe ? Comment améliorer la coopération sanitaire au niveau mondial ?
5. Pour un nouveau modèle de mondialisation:
Cette crise pose la question du modèle de mondialisation que nous voulons : elle crée une opportunité de repenser ses objectifs pour qu’ils ne se limitent plus à la stricte création de richesse telle que mesurée par les indicateurs classiques du PIB et de baisse des prix. Elle est l’occasion pour l’Europe de proposer un nouveau modèle, loin des visions américaines ou chinoises, qui prendrait en compte les coûts écologiques, les conséquences sociales, et le degré de résilience de nos économies. Comment rendre la mondialisation plus équitable et plus durable ? Faut-il revoir les règles du commerce international (normes, contrôles, réciprocité, dumping) ?

Si intéressés, nous répondre pour confirmation modalités 

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