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Que doit faire la puissance publique après la crise ? (2) - , 27/05/2020

Organisé par Dei M. du comité LaREM Vieux-Lille
Cet événement est terminé
  • Mercredi 27 mai 2020, 18h30
  • Zoom, 59000, France

Chères adhérentes, chers adhérents

Nous poursuivons notre réflexion commune pour « penser l’après «.

Les comités du Vieux Lille, de  Lille Centre et Saint Maurice-Pellevoisin vous proposent un nouvel atelier de la transformation pour échanger sur le thème de « Que doit faire la puissance publique après la crise ? » 

La crise que nous connaissons a rappelé la force de l’action publique et l’engagement de ses agents. Demain, pour relever le pays, la puissance publique aura un rôle inédit à jouer. Nous devrons investir massivement dans les services publics, les agents et les infrastructures qui sont apparus, insuffisamment dotés. Ces investissements doivent s’accompagner de réformes en profondeur, et non de surface, pour répondre aux dysfonctionnements qui sont identifiés de longue date. Notre administration, concentrée à Paris, est devenue lointaine pour de nombreux citoyens. Les agents publics nationaux, les institutions sont le plus souvent à Paris. Les décisions locales sont prises dans la capitale, selon un processus complexe. Les services publics manquent dans certains territoires. Le millefeuille administratif empêche souvent de savoir qui est responsable de quoi. Trop longtemps, ces problèmes ont été traités sous l’angle technique. Mais la proximité, la capacité d’adaptation du service public, les procédures et les normes touchent d’abord les Français. Nous devons donc porter politiquement ces questions et les soumettre au débat citoyen

L’atelier se déroulera en visio-conférence le Mercredi 27 mai à 18h30 au moyen du lien ci-dessous :

https://zoom.us/j/96627929919

Thèmes que nous aborderons :

1-Faire revenir l’État et les agents dans les territoires et sur le terrain 

Le mouvement des gilets jaunes puis la crise du Covid-19 ont fait ressortir la concentration de notre administration à Paris et le centralisme des décisions. On compte 200 000 agents publics rien qu’à Paris, ainsi que la plupart des organismes publics. Et les agents présents dans les territoires sont peu déployés sur le terrain.

  1. Êtes-vous favorable à installer en région des ministères ou des administrations et leurs fonctionnaires dans d’autres villes de France que Paris ?
  2. Si oui, lesquels ?
  3. Quels territoires devraient être visés en priorité ?

2. Simplifier et clarifier les compétences entre État et collectivités

L’éclatement des responsabilités et des compétences, entre l’État et les collectivités (logement, action sociale, économie par exemple) mais aussi au sein de l’État (comme la politique agricole commune, gérée à la fois par le Ministère de la Transition écologique et celui de l’Agriculture), créent de la lourdeur administrative et des incompréhensions. La faible marge de manœuvre de chaque territoire est aussi un frein pour trouver des solutions adaptées aux enjeux locaux.

  1. Faut-il clarifier les compétences de l’État, des régions, et des départements ? Si oui, lesquelles ?
  2. Quelles devraient être les priorités de l’État et celles des collectivités (régions, départements, communes etc.) ?

3- Réduire la place de la norme et des procédures

Pour que cette plus grande proximité et cette plus forte capacité d’adaptation aient un impact sur le service public, il faut en parallèle mener un combat pour gagner en efficacité à tous les niveaux : supprimer les normes inutiles, simplifier les procédures que les usagers ou les agents publics doivent effectuer, changer notre façon de prendre des décisions publiques.

a-Quelles procédures ou normes pourraient être allégées ou supprimées ?

b- Comment réduire le nombre de normes et leur place dans l’administration (plus de responsabilités confiées aux agents) ?

c-Comment faire pour que l’administration devienne un soutien et non un frein ?

4. Développer des guichets uniques en s’appuyant sur des agents publics mieux rémunérés, plus polyvalents

L’administration doit davantage se mettre à la place des citoyens, par exemple en créant un référent unique pour certains services publics. Cette ambition implique de mettre en avant les agents, qui sont et seront les clefs de voûte d’un service public marqué par la proximité et la polyvalence.

a- Quels agents publics en première ligne dans la crise faut-il mieux rémunérer ? Comment (salaires, primes, coût du service public) ?

b-Qu’ attendez-vous des agents publics (empathie, écoute, pédagogie, initiative, etc.) ?

c-Quels services publics devraient bénéficier d’un guichet unique pour le citoyen (écologie, aide sociale, etc.) ?

Pensez à vous inscrire

Dans l'attente de vous retrouver pour partager de nouvelles réflexions, nous vous souhaitons de prendre bien soin de vous et de vos proches.

Amicalement

Dei, Richard, Christine et Audrey

 

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