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Tractage sur la politique du gouvernement - Saint-Maur-des-Fossés, 05/12/2018

Organisé par Matthieu F. du comité En Marche Saint-Maur
Cet événement est terminé
  • Mercredi 5 décembre 2018, 18h30
  • 1 rue Adam, 94100 Saint-Maur-des-Fossés

Madame, Monsieur, chers amis,

 

Nous retrouvons le comité de Champigny pour aller à la rencontre de nos concitoyens et expliquer la politique du gouvernement, mercredi, à 18h30, au rer de Champigny.

 

La vague de protestation qui secoue le pays agrège des mécontentements multiples et s'exprime par des revendications contradictoires. Il est attisé par les mouvements populistes. Il est né de la hausse prévue au 1er janvier de la taxe carbone et de l'alignement de celle-ci sur l'essence pour le diesel, soit :

+6,5 c/l pour le diesel ;

+2,9 c/l pour l’essence.

 

Ces augmentations s'inscrivent dans une politique de santé publique : la pollution de l'air est particulièrement élevée en France, en raison principalement des rejets des moteurs diesels ; le pays dépasse les normes européennes en la matière (directive de 2008 sur la qualité de l'air). Cette pollution engendre des coûts sanitaires importants et surtout 48 000 morts par an en France.

De plus, l'augmentation de la taxe carbone s'inscrit dans une trajectoire de hausse graduelle décidée dans la loi de transition énergétique d'août 2015 et confirmée depuis. Elle entre dans une stratégie d'actions plus globale afin de remplir les objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre sur lesquels nous nous sommes engagés aux niveaux international et européen, suite à la grande conférence de Paris sur le climat de décembre 2015 (COP 21). L'objectif est de lutter contre le réchauffement climatique, en tentant d'en limiter les effets.

En effet, notre gouvernement s'engage pour la transition écologique, devenue indispensable : un tout récent rapport des Nations Unies, préparatoire à la prochaine conférence sur le climat qui s'ouvre aujourd'hui en Pologne (COP 24), indique que la trajectoire actuelle nous conduit vers un réchauffement de 3,5°C à la fin du siècle, bien loin de l'objectif de 2°C qui a été défini comme un maximum dans l'accord de Paris de 2015. Cela induirait des bouleversement climatiques majeurs.

Pour respecter cet objectif de 2°C, il faudrait tripler les efforts.

Les effets du réchauffement climatique ont déjà débuté, et sont observables.

 

Pour accompagner nos concitoyens les plus fragiles dans cette nécessaire transition,  des mesures ont été prises dès le début par le gouvernement (prime à la casse, chèque énergie, crédit d'impôt pour remplacer les chaudières au fioul). Puis ces mesures ont été renforcées pour répondre au mécontentement exprimé par certains de nos concitoyens : dès les premières manifestations des gilets jaunes, un plan de 500 millions d'euros a été annoncé par le premier ministre.

 

La transformation de l'ISF en IFI, le choix d'augmenter la CSG plutôt que la TVA, comme le proposait François Fillon, sont des choix de politique économique qui figuraient dans le programme présidentiel.

Cette politique a permis :

- une hausse du pouvoir d’achat de 1,7% au 4e trimestre, en raison de la suppression totale des cotisations maladie et chômage (financée par la hausse de la CSG) et de la baisse de 30% de Taxe d'habitation pour 8 ménages sur 10. Elle sera renforcée par l'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires.

- une croissance de 0,4% au 3e trimestre, soit deux fois plus qu’en zone euro.

- un renforcement de l'attractivité économique de la France, qui est devenue le pays le plus attractif d’Europe : 323 projets industriels réalisés par des investisseurs étrangers en 2017 sur le territoire (+52% en un an).

 

Une économie plus florissante, ce sont plus de recettes fiscales pour nos politiques publiques.

 

Rappelons que la hausse de la CSG ne concernait pas les 40% de retraités les plus modestes, ceux qui touchent une pension inférieure à 1289€ par mois pour un retraité de moins de 65 ans, et de 1394€ par mois pour un retraité de plus de 65 ans.

De plus, ces seuils vont être très fortement relevés en 2019 et en 2020 permettant à 300 000 retraités modestes suplémentaires d'être exonérés de la hausse de la CSG.

 

Dans le même temps, en effet, depuis le début de la législature, le gouvernement a multiplié les mesures sociales fortes :

 

1. Plan pauvreté de 8 milliards € pour lutter contre les inégalités à la racine et favoriser le retour à l’emploi;

 

2. Augmentation des minima sociaux :

- Allocation Adulte Handicapé : +100 €/mois sur le quinquennat, dont +40 € dès novembre 2018.

- Minimum vieillesse : +30 €/mois depuis avril 2018 ; +35 €/mois en janvier 2019, et à nouveau en janvier 2020. Soit une augmentation totale de 100 €/mois sur le quinquennat.

- le RSA et l’Allocation de solidarité spécifique pour les chômeurs en fin de droits augmenteront de plus de 1 % par an en 2019 et 2020.

- le plafond du complément libre choix du mode de garde d’enfant est revalorisé de 30% pour les familles monoparentales.

- l’allocation de garde d’enfant augmente de 138 € pour les familles les plus pauvres.

 

3. Lutte contre les inégalités de santé :

- mise en place du reste à charge 0 (frais pris en charge à 100 %) dans les domaines de l’optique, de l’audiologie et du dentaire.

- extension de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) à tous les Français gagnant moins de 990 €/mois, soit 1,4 millions de nouveaux bénéficiaires.

- installation de 400 médecins salariés dans les « déserts médicaux ».

- création de 4 000 postes d’assistants médicaux pour appuyer les médecins qui gagneront ainsi 25 % à 30 % de temps médical, soit l’équivalent de 2 000 médecins supplémentaires.

- mise en place de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) pour alléger les services d'urgences des hôpitaux.

- pour former davantage de médecins, suppression du numerus clausus dans les études de médecine en 2020

 

4. Plan "Action coeur de ville" de 5 milliards € sur 5 ans pour redynamiser les centres-villes de 222 villes moyennes.

 

Il faut rétablir un certain nombre de vérités et remettre notre action en perspective.

La majorité et le gouvernement agissent pour réformer le pays dans un souci d'efficacité et de justice sociale, et restent plus que jamais à l'écoute.

 

Bonne semaine à tous,

Bien à vous,

Matthieu Fernandez.

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