Mer

Je veux construire une véritable stratégie maritime pour notre pays.

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Je veux construire une véritable stratégie maritime pour notre pays.

Avoir l’espace maritime le plus vaste du monde justifie une politique en soi. Notre objectif sera celui d’une croissance bleue ambitieuse et durable, de rang mondial. Il faudra mettre en avant nos formidables atouts, dans le respect de l’environnement et de la biodiversité. Les Outre-mer en seront la figure de proue.

DIAGNOSTIC


  • La mer, un atout pour notre pays.

Notre espace maritime est le plus vaste au monde. Grâce à nos territoires d’outre-mer, notre pays est présent sur toutes les mers du globe, facteur-clé de puissance. Cette puissance est aussi économique : le secteur de la mer représente 300 000 emplois directs dans le tourisme, la pêche ou les transports. C’est enfin un des réservoirs de biodiversité les plus riches de la planète.

  • La mer, un sujet marqué par un défaut de vision d’ensemble.

Le monde de la mer est un écosystème économique et environnemental. Il doit faire l’objet d’une attention globale, tenant compte des usages de ce milieu particulier. Car ce système est sous tension. Nos océans et la biodiversité qu’ils contiennent sont mis en danger par le réchauffement climatique, la pollution et la sur-exploitation. Avec presque un quart de son espace maritime bénéficiant du statut d’aires protégées, la France fait honneur à l’ambition de protection des océans, mais n’évite pas les contradictions pour l’exploitation de ce milieu.

Par ailleurs, notre économie maritime souffre, avec un pavillon français peu attractif, une flotte de pêche qui vieillit et des ports qui perdent des parts de marché.


PROPOSITIONS


  • Objectif 1 : Valoriser durablement notre potentiel maritime.
« Nous avons le 1er domaine maritime mondial – et nous n'en faisons rien alors qu'une grande partie de l'avenir du pays se trouve dans les eaux. Ne pas se pencher sur la question, ne pas investir sérieusement équivaut à hypothéquer l'avenir, à amputer la France d'une partie de son potentiel futur. »
– Dominique, Loire-Atlantique – La Grande Marche

Aujourd’hui, l’économie maritime représente 14% de notre richesse nationale : trois fois plus que le secteur automobile. Pourtant, bien peu est fait pour exploiter au mieux notre espace maritime. La France importe plus de 85% des produits de la mer qu’elle consomme tandis que moins d’un conteneur sur deux arrive sur notre territoire par un port français.

Demain, nous mettrons en place un programme décennal dédié à l’exploration et à la valorisation de nos océans, il portera sur : nos ports, nos chantiers navals, nos parcs d’énergies marines, notre pêche, la recherche scientifique...

  • Afin de faire des ports français les principales portes d’accès à la France, nous établirons une nouvelle stratégie portuaire nationale, alliant Grands ports maritimes et ports décentralisés et secondaires.

Pour une chaîne logistique intermodale, attractive et écologique, nous prioriserons des actions de modernisation ferroviaire à travers SNCF Réseau et les interfaces avec les voies navigables. Les Grands ports disposeront ainsi de voies d'accès plus efficaces, permettant une meilleure chaîne logistique, particulièrement pour les conteneurs marchandises.

Nous garantirons une meilleure fluidité de ces marchandises, en améliorant toutes les procédures administratives et douanières, afin que notre offre portuaire soit de performance mondiale. Nous renforcerons le cabotage au niveau français et européen.

Nous simplifierons la gestion du foncier portuaire pour favoriser l’émergence d’espaces industrialo-portuaires permettant un développement accéléré. Nous créerons une autorisation simplifiée d’installation pour lutter à armes égales avec les autres ports européens.

  • Nous soutiendrons notre secteur de la pêche et de l’aquaculture pour garantir la souveraineté alimentaire de notre pays.
  • Nous défendrons la mise en place des quotas de pêche pluriannuels au sein de l’Union européenne pour permettre une pêche durable.
  • Nous développerons la polyactivité des professionnels de la pêche et de l'aquaculture afin de diversifier et augmenter leurs revenus.
  • Nous encouragerons les circuits courts pour maintenir une production locale, de qualité et pourvoyeuse d’emplois.
« Au quotidien, les distorsions de concurrence intra-européennes affaiblissent les entreprises de la pêche maritime. »
– Yannick, Ussac, salarié dans le secteur de la pêche – La Grande Marche
  • Nous repenserons les conditions de l’emploi maritime, notamment en renforçant ou en créant les passerelles au sein du monde maritime et avec les autres secteurs d'activité.

  • Nous soutiendrons le développement des énergies marines renouvelables afin d’atteindre les objectifs fixés par la loi de transition énergétique et de construire une filière industrielle française.
  • Nous encouragerons une valorisation raisonnée de nos ressources marines stratégiques, notamment dans le champ des biotechnologies ou des métaux rares.
  • Nous développerons la recherche marine, parent pauvre de la recherche française.

Nous consoliderons les moyens dans les sciences et technologies de la mer, en lien avec la proposition de plan décennal pour la mer et avec l'enjeu européen de croissance bleue et de préservation des océans. Nous conforterons les deux pôles de compétitivité consacrés à la mer, outils essentiels de partenariats public-privé dans l’innovation maritime. Nous conserverons une expertise scientifique publique française dans le suivi et gestion des stocks halieutiques.

  • Nous accorderons une attention particulière à la protection de la biodiversité marine. Nous proposerons d’organiser, dans un territoire d’outre-mer, une conférence mondiale sur la biodiversité.

  • Objectif 2 : Repenser la question maritime en France.

Nous avons trop longtemps raisonné en silo sur les questions maritimes alors même qu’elles touchent à des problématiques variées (énergie, transports, tourisme, etc.). Trop longtemps notre politique maritime a manqué d’une vision claire et d’une coordination étroite entre acteurs, qu'ils soient publics ou privés.

  • Les contrats de développement durable, passés entre l’Etat et les régions, comporteront un volet maritime sur nos façades.

Ces contrats seront passés sur la base de projets permettant d'améliorer l’empreinte écologique en mer et sur nos côtes (ex : déploiement d’énergies renouvelables, mise en place d’activités de tourisme raisonnées…) et de créer des emplois nets. Ils traduiront localement la “croissance bleue” à laquelle la France aspire.

  • Nous renforcerons le travail public-privé entrepris lors du précédent quinquennat autour du Comité France maritime. Dans cet esprit, nous repenserons l’utilisation des espaces marins et littoraux grâce à une planification spatiale souple, dynamique et évolutive.
  • Nous encouragerons la dynamique enclenchée par le Cluster maritime pour avoir les moyens de construire une French Sea Tech. Notre ambition portera sur :
  • Les 5 filières traditionnelles : transport, pêche, industrie navale/nautique, télécom, ressources énergétiques
  • Les 5 filières émergentes : ressources minérales, tourisme/nautisme, biotechnologies, nouvelles énergies marines, aquaculture
  • Les 5 secteurs transverses : environnement, formation, infrastructures, innovation et numérique, services – sécurité / sûreté
  • Nous conforterons le rôle et les moyens des acteurs de l’Etat en mer pour assurer le contrôle de notre espace maritime et des richesses qu’il contient.
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