Alternance / apprentissage

« Je souhaite réformer en profondeur l’apprentissage pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes et transformer notre économie. »

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L’apprentissage permet d’augmenter massivement les chances des jeunes pour trouver un emploi. Son développement est aussi un enjeu majeur pour la montée en gamme et donc la compétitivité de notre économie. Nous nous engageons à réformer en profondeur cette filière.

DIAGNOSTIC


  • L’apprentissage permet d’augmenter massivement les chances des jeunes pour trouver un emploi.
  • À formation et diplôme équivalents, l’insertion de ceux qui ont suivi leur formation par la voie de l’apprentissage est 10 à 15 points supérieure à l’insertion de ceux qui ont été formés par la seule voie scolaire.
  • Pour les bacheliers professionnels, le taux de chômage varie presque du simple au double selon que leur diplôme a été obtenu en apprentissage ou non.
  • L’apprentissage est aussi un enjeu pour la montée en gamme de notre économie et donc la compétitivité de notre pays.
  • L’apprentissage contribue significativement à accroître la qualification de la population active dans son ensemble, à faire « monter en gamme » notre économie, à élever le niveau de vie et d’emploi des actifs.

Ceux qui obtiennent un diplôme par cette voie ont un meilleur pouvoir d’achat et davantage de facilités pour accéder au travail en sortie d’études.

  • L’apprentissage peut donc prendre une plus grande place dans notre système de formation.
  • Alors que l'apprentissage favorise la réussite aux examens, et l'intégration sur le marché du travail, moins d'un lycéen professionnel sur 5 obtient son diplôme en apprentissage
  • L’apprentissage concerne 15% d’une classe d’âge en France contre 30% en Allemagne

PROPOSITIONS


Renforcer l’apprentissage, c’est d’abord en faciliter l’accès : nous nous engageons à rendre l’apprentissage plus simple et lisible pour les entreprises. Renforcer l’apprentissage, c’est ensuite le rendre plus efficace : nous ferons de l’alternance le cœur de l’enseignement professionnel et la voie d’accès privilégiée aux emplois de qualification moyenne.


  • Objectif 1 : Rendre l’apprentissage plus attractif pour les entreprises comme pour les jeunes.
« Il faut remettre en cause les règles complexes pour les entreprises concernant l'apprentissage et l'accès à la formation. »
– Comité Caen Est – En Marche

Aujourd’hui, notre système d’apprentissage est trop complexe à gérer pour les entreprises : le système d’aides à l’embauche est éclaté, le mode financement de l’apprentissage n’est pas lisible, le contrat d’apprentissage est trop rigide tandis que le contrat de professionnalisation n’est pas accessible à tous les jeunes.

Demain, les règles de l’apprentissage seront plus simples, transparentes et lisibles pour les entreprises comme pour les jeunes.


  • Nous rassemblerons les aides et subventions existantes dans une aide unique qui sera fonction de la taille de l’entreprise et du niveau de qualification de l’apprenti.
  • Nous développerons pour les entreprises un guichet unique permettant d’enregistrer le contrat d’apprentissage et la demande des aides.
  • Nous ferons converger les deux contrats d’alternance qui existent aujourd’hui en un contrat unique, souple, adapté à la demande des entreprises et des branches, sans borne supérieure d’âge.
  • Nous affecterons la totalité de la taxe d’apprentissage au financement de l’apprentissage.

Aujourd’hui, près de 23% des sommes récoltées via la taxe d’apprentissage sont reversées aux entreprises qui les réallouent ensuite aux établissements de leur choix pour des actions de formation hors apprentissage. Demain, nous réaffecterons cette part dite « hors-quota » pour le financement des seules actions d’apprentissage. Cela représente près de 670 millions d’euros par an.

  • Nous unifierons la grille de rémunération des alternants et confierons aux branches le soin d’augmenter par accords les montants des planchers fixés par la loi.
  • Nous inscrirons dans la loi les principes de la rémunération des apprentis et les montants plancher de rémunération sur la base d’une grille unifiée. Cette rémunération minimum tiendra compte de l’âge, de l’expérience, de la position dans le cycle de formation, du secteur d’activité et montant des aides en nature accordées par les entreprises.
  • Nous confierons aux branches le soin d’augmenter par accord les montants des planchers de rémunération qui auront été déterminés par la loi. Les métiers de l’industrie qui peinent à attirer des jeunes en apprentissage pourraient ainsi proposer des rémunérations à la hausse.
« Les formations professionnelles doivent être davantage basées et conditionnées par les exigences des métiers et filières professionnelles et l'excellence de celles-ci porter sur l'employabilité. »
– Comité Avesnois – En Marche
  • Nous associerons dans l’enseignement secondaire comme dans le supérieur, les branches professionnelles dans la définition des programmes et dans l’organisation des formations. Les branches définiront également les métiers pour lesquels les formations par apprentissage devront être privilégiées.

  • Objectif 2 : Faire de l’alternance le cœur de l’enseignement professionnel.

Aujourd’hui, l’apprentissage concerne seulement 15% d’une classe d’âge en France.

Demain, l’apprentissage sera le cœur de l’enseignement professionnel, tant dans les lycées que dans le supérieur.

  • Nous développerons un « sas » de préparation à l’alternance à la fin du collège pour nous assurer que les élèves maîtrisent les savoirs de base et sont en capacité de s’intégrer à leur entreprise d’accueil. Car la validation des savoirs de base est la condition d’un accès réussi au lycée professionnel ou au CFA.
  • Nous développerons l’alternance dans tous les lycées professionnels.
  • Nous ouvrirons la possibilité de préparer des licences professionnelles sur trois ans et en alternance.

Nous créerons ainsi une plus grande continuité entre l’enseignement dispensé dans les lycées professionnels et celui qui est proposé à l’université. Aujourd’hui, la licence professionnelle n’est proposée qu’en 3e année d’université. Demain, l’alternance pourra se faire sur les trois années de la licence professionnelle.

  • Nous agirons pour que l’alternance devienne la voie d’accès dominante aux emplois de qualification moyenne.

Nous instaurerons ainsi un quasi-monopole de l’alternance comme voie d’accès aux emplois de qualification moyenne.

  • Nous rendrons publics les taux d’insertion professionnelle et le salaire à l’issue des formations en apprentissage en vue d’une labellisation des CFA et des lycées professionnels.

La labellisation prendra également en compte des critères liés aux à l’accompagnement et aux progrès réalisés par les apprentis.

  • Nous nous battrons contre les discriminations dans l’accès à l’apprentissage en imposant des critères de diversité dans le recrutement des apprentis.

Des rapports récents ayant confirmé des pratiques de ségrégation à l’égard des jeunes issus de l’immigration et des jeunes filles. Nous donnerons les mêmes droits à tous pour mettre fin aux injustices dans l’accès à l’alternance.

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