Agriculture

Des agriculteurs fiers qui vivent de leur travail et des Français fiers de leur agriculture.

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Des agriculteurs fiers qui vivent de leur travail et des Français fiers de leur agriculture.

L’agriculture française nous nourrit ; elle transforme nos paysages ; elle est aussi un formidable atout économique pour le pays. Surtout, elle est au cœur de notre identité : les agriculteurs ont toujours tenu une place particulière dans notre société.

Améliorer les conditions de vie des agriculteurs français est une urgence.

Les agriculteurs ne demandent rien d’autre que de pouvoir vivre de leur travail par un juste prix payé. Pour y parvenir, il faut changer de méthode : rémunérer le travail des agriculteurs et les libérer de la dépendance aux aides publiques.


DIAGNOSTIC


  • Des atouts considérables.

Nous avons des forces incroyables. Notre situation géographique. Notre climat. La diversité de nos territoires. La richesse de nos terroirs. La puissance de travail et le savoir-faire de nos agriculteurs. La force de notre recherche. Le dynamisme de notre industrie agro-alimentaire : l’agriculture est l’un des secteurs de l’économie française les plus performants à l’international ; notre rayonnement, partout dans le monde grâce à des produits de grande qualité et une longue tradition de savoir-vivre qui prend sa source dans nos terroirs.

  • Mais des agriculteurs français en souffrance.
Les crises agricoles sans précédent de par leur ampleur et leur durée, la complexité de plus en plus importante du métier d’agriculteur, avec des normes et des réglementations sans cesse accrues et la défiance de certains citoyens vis-à-vis des produits ou des pratiques agricoles, ont entraîné une crise morale des agriculteurs français. En France, on déplore un suicide d’agriculteur tous les deux jours.

  • Une “ferme France” en perte de compétitivité.
Nous étions autrefois les premiers exportateurs européens en matière d’agriculture. Nous ne le sommes plus. Malgré des aides publiques importantes, les performances de notre agriculture se dégradent. La France a perdu plus de la moitié de ses exploitations en 25 ans. Après avoir occupé le rang de 2ème exportateur mondial jusqu’en 1995, la France n’est plus que le 6e exportateur agricole mondial. En France, deux entreprises agroalimentaires sur 10 seulement exportent leurs produits, contre 8 sur 10 en Allemagne.
  • Volatilité des prix, aléas climatiques et sanitaires, perte de marchés à l’export, toutes les filières agricoles ont été frappées par des crises ces dernières années.

Un départ d’agriculteur sur deux n'est pas remplacé et l’accès au foncier agricole est de plus en plus difficile.

En Marche a mené une consultation directement auprès des agriculteurs : plus des deux tiers d’entre eux ont le sentiment que le reste du pays éprouve à leur égard de l’indifférence ou du mépris.


  • Des attentes de plus en plus fortes des consommateurs.

Malgré des produits agricoles français reconnus dans le monde entier pour leur qualité, les attentes des consommateurs français ne cessent d’augmenter, notamment en terme de prise en compte des conséquences de l’agriculture sur la santé et l’environnement.

La France est un des plus gros consommateurs de pesticides au monde, ce qui a des effets néfastes sur l’environnement, la biodiversité et la santé, et notamment celle des agriculteurs qui sont les premiers concernés.


PROPOSITIONS


  • Objectif 1 : Nous garantirons des prix justes pour que les agriculteurs puissent vivre de leur travail.

  • Nous agirons pour que les agriculteurs pèsent plus dans leurs négociations avec les industriels de l’agro-alimentaire.
Nous plaiderons activement pour faire évoluer le droit européen de la concurrence au bénéfice de nos producteurs.
  • Nous encouragerons le développement de véritables organisations de producteurs, avec des capacités de négociations renforcées pour peser plus dans les négociations commerciales avec les centrales d’achat de la grande distribution.
  • Nous organiserons un Grenelle de l’alimentation avec les représentants des agriculteurs, des industries de transformation, de la distribution et des consommateurs, afin de définir un partage équilibré de la valeur.
Il s’agira notamment de s’organiser afin de permettre aux agriculteurs de pouvoir bénéficier de prix qui leur permettent de vivre de leur travail.

  • Objectif 2 : Nous nous battrons pour une Europe qui protège.
  • Nous protégerons les agriculteurs contre la volatilité des prix par la mise en place d’outils de régulation adaptés à chaque filière.
  • Nous proposerons des outils de gestion des risques efficaces et adaptés.
Nous maintiendrons leur caractère volontaire. Il s’agit par exemple de l’épargne de précaution individuelle qui permet de surmonter la baisse des prix de vente ou l’assurance climatique.
« J’aimerais que le bon sens l’emporte sur l’administratif. On ne demande pas d’argent, juste qu’on nous laisse travailler pour redevenir plus compétitifs. »
– Emmanuel, agriculteur – La Grande Marche
  • Nous permettrons aux agriculteurs de conserver les mêmes règles du jeu pour être compétitifs : favoriser la convergence sociale et fiscale au niveau européen.
  • Nous créerons un droit à l’erreur pour tous.
Les contrôles opérés par les pouvoirs publics se feront non plus pour sanctionner mais pour orienter. Le contrôlé de bonne foi pourra faire valoir son droit à l’erreur, et ne sera donc pas sanctionné.

  • Objectif 3 : Nous donnerons les moyens de faire face aux situations d’urgence.
  • Nous donnerons droit au chômage aux agriculteurs pour leur permettre de surmonter les périodes de baisse d’activité.

  • Objectif 4 : Nous construirons l’agriculture du futur, innovante et diversifiée.
« On est une profession de plus en plus performante en qualité de notre travail et en conscience de nos responsabilités. Il faut nous aider à mieux nous former en terme de connaissances de la vie des sols, des animaux et de gestion de nos entreprises. Cela passe par la recherche et le partage. »
– Pascal, Dordogne – La Grande Marche
  • Nous adapterons la formation agricole et faciliterons la formation professionnelle tout au long de la vie pour permettre aux agriculteurs de profiter des nouvelles connaissances.
  • Nous encouragerons les projets de méthanisation en maintenant des aides, en engageant une simplification administrative et en accélérant le raccordement au réseau électrique des unités.
  • Nous soutiendrons l’innovation et la recherche à travers plusieurs actions : fin des zones sans réseau téléphonique, développement du numérique et de l’agriculture de précision, mise en place d’un portail des données agricoles pour stimuler une innovation décentralisée, ouverte, collaborative au service des agriculteurs.
  • Nous encouragerons la diversification des sources de revenus en soutenant par exemple l’agro-tourisme.
  • Nous rémunérerons les agriculteurs pour les services environnementaux (entretien des paysages, pâturage des alpages qui réduisent les avalanches, etc.) qu’ils rendent, à hauteur de 200 millions d’euros par an dans le cadre de la PAC.
  • Dans le cadre du Grenelle de l’alimentation, nous définirons également un calendrier prévoyant l’élimination progressive des pesticides en commençant par ceux qui présentent un risque pour la biodiversité ou la santé, et le développement d’alternatives.
Nous soutiendrons l’adoption d’exigences similaires au niveau européen, dans le but d’accélérer la mutation de la filière agroalimentaire.
  • Dès le début du quinquennat, nous séparerons les activités de conseil aux agriculteurs et de vente des pesticides qui peuvent susciter des conflits d’intérêt.

  • Objectif 5 : Faciliter l’accès au foncier agricole.
  • Nous renforcerons la transparence des transactions agricoles en soumettant toutes les sociétés foncières au contrôle des SAFER.
  • Nous assurerons le financement du foncier et du capital d’exploitation en facilitant le recours à des outils de portage : le crédit-bail immobilier, la location-vente progressive, prêt viager hypothécaire etc.
  • Nous soutiendrons l’installation des jeunes agriculteurs : en plus de la dotation jeunes agriculteurs (DJA), nous permettrons un prêt d'honneur à la personne sans demande de garantie d’un montant de 50 000 euros maximum avec un différé de 2 ans.

  • Objectif 6 : Libérer le travail, l’investissement et l’énergie des territoires.
  • Nous allègerons les charges.
Pour les exploitations, c’est une économie de plus de 1800 euros par an et par salarié, lorsque celui-ci est payé au SMIC par exemple, qu’elles pourront investir en nouveaux projets et équipements.
« Il faut soutenir les agriculteurs pour une transition vers une agriculture et un élevage de qualité qui leur permette de vivre et fasse de la France un fleuron. »
– Isabelle, Lot-et-Garonne – La Grande Marche
  • Nous lancerons un plan de transformation agricole de 5 milliards d’euros sur 5 ans. Les financements seront réservés à :
  • Des projets de modernisation des exploitations ayant un impact positif sur l’environnement et le bien-être animal.
  • Des projets de transformation privilégiant les circuits courts.
  • Nous ferons confiance aux territoires pour s’organiser et trouver des solutions adaptées.
Nous encouragerons les projets alimentaires territoriaux (PAT) pour rapprocher les producteurs, les transformateurs, les distributeurs, les collectivités territoriales et atteindre 50% de produits biologiques, écologiques ou locaux dans l’ensemble de la restauration collective en 2022.
« La vie associative permet de défendre les intérêts agricoles. Les instituts techniques agricoles permettent sur nos territoires de trouver des solutions pour continuer à produire en répondant aux demandes sociétales qui évoluent. »
– Alain, La Réunion – La Grande Marche
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