Karine Lacombe serait hostile au Pr. Raoult à cause de conflits d’intérêts

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LA FAUSSE NOUVELLE

La cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, Karine Lacombe, a récemment pris position contre un recours non-encadré à l'hydroxychloroquine.

Depuis, elle est attaquée sur les réseaux sociaux comme étant “hostile” au professeur Raoult à cause de conflits d’intérêts avec des laboratoires concurrents aux fabricants de l’hydroxychloroquine.

LA RÉPONSE

C’est faux. Si Karine Lacombe a bien perçu des indemnisations des laboratoires pharmaceutiques américains Gilead et AbbVie, il s’agissait de travaux sur l'hépatite C et le VIH. La chercheuse précise que “cela n’a rien à voir avec l’antiviral Remdésivir, développé contre Ebola, ou avec le Kaletra” deux des médicaments testés, avec l’hydroxychloroquine, comme traitement potentiel contre le Covid-19.

Le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) rappelle que : “Les chercheurs peuvent travailler avec des laboratoires pour faire avancer les recherches thérapeutiques.”

Karine Lacombe précise en outre qu’elle n’a aucun lien avec l’essai Discovery, destiné à évaluer des traitements expérimentaux contre le Covid-19.

Enfin, les deux chercheurs n’entretiennent pas de lien d’animosité et ont travaillé à plusieurs reprises ensemble notamment par l’animation de conférences à l’IHU Méditerranée-Infection de Didier Raoult. Ses critiques formulées envers l’étude de Didier Raoult font consensus au sein de la communauté scientifique et c’est pourquoi une étude à plus grande échelle est menée avant une possible généralisation du traitement par l’hydroxychloroquine.

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