L’expression « Président des riches » ne serait-elle pas un leurre ?

25 octobre 2017 - Joseph Quennesson, de En Marche Sciences Po Bordeaux, répond à l’édito de la France Insoumise concernant Emmanuel Macron. Chiffres à l’appui, il démontre que la politique du président est favorable aux plus modestes et permettra plus d’embauches.

Joseph Quennesson, de En Marche Sciences Po Bordeaux, a décidé de répondre à l’édito de la France Insoumise concernant Emmanuel Macron. Chiffres à l’appui, il démontre que la politique du président est favorable aux plus modestes et permettra plus d’embauches.

« ISF », « arrogance », « privilégiés »… Tels sont les nombreux termes qui reviennent dans les médias ces derniers jours concernant la politique économique et budgétaire menée par le président de la République, Emmanuel Macron.

Les mots ont un sens, et en même temps, ils ne reflètent pas toujours la réalité. « Comment savons-nous ce que nous croyons savoir ? » disait le sociologue, membre fondateur de l’Ecole de Palo Alto, Paul Watzlawick. Prenons un instant du recul sur la situation et regardons les faits.

  • Des mesures favorables aux plus modestes

Une étude récente du Trésor a démontré les résultats positifs que créeront, sur le long terme, les mesures élaborées par Emmanuel Macron et son gouvernement pour les ménages les plus modestes.

En effet, d’ici 2022, les 30% des ménages les plus modestes verront leur pouvoir d’achat augmenter en moyenne de 3%. Ce résultat s’explique par l’exonération de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, par l’augmentation de la prime d’activité et du minimum vieillesse. A contrario, les 10% des ménages les plus riches verront leur pouvoir d’achat augmenter de 1,5%. (Cf. graphique)

Concrètement, selon Vincent Beaufils, directeur de la rédaction de Challenges, un couple d’employés de deux enfants qui possède un revenu net mensuel de 2 800€ obtiendra un gain de pouvoir d’achat de 2 242€ jusqu’à l’année 2022.

En termes de futures réformes, il est notamment important de noter qu’un investissement de 15 milliards d’euros sera consacré à la formation qualifiante de 1 million de chômeurs de longue durée et de 1 million de jeunes éloignés du marché de l’emploi.

Etude du Trésor réalisée dans le cadre du « Rapport économique, social et financier » / Source : Trésor
  • La suppression de l’ISF : un moyen de développement pour l’emploi

Par ailleurs, dans un monde où la compétition économique est de plus en plus rude, où la préservation et la valorisation de l’emploi se doivent d’être accentuées, et où les entreprises privées et les start-ups se doivent de se développer, certaines actions politiques telles que le remplacement de l’Impôt sur la Fortune (ISF) par l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) sont d’une nécessité non-négligeable.

En effet, la suppression de l’ISF permettra aux personnes de classes sociales aisées d’augmenter l’investissement productif dans les entreprises et ainsi d’optimiser le marché de l’emploi. Dans une société française où le taux de chômage touche 9,6% de la population (chiffres de l’Insee au 1e trimestre 2017) ainsi que 23,3% des plus jeunes, les mesures qui n’ont pas été prises ces dernières années et qui contribueront au développement de l’entreprise, source indispensable de l’emploi en France, résulteront indéniablement sur une modernisation de notre économie.

De surcroît, cet impôt qui faisait fuir les grands investisseurs permettra également de faire revenir les exilés fiscaux dont l’impôt sur le revenu, qui est progressif, améliorera la redistribution des richesses vers les plus modestes. Il est notamment important de noter que très peu de pays européens détiennent un impôt similaire au sein de leur système fiscal. Parmi eux, deux pays qui connaissent des difficultés économiques continuent d’utiliser cet impôt, il s’agit de l’Espagne et de la Grèce.


  • Un terme « fainéants » à replacer dans son contexte

Certains responsables politiques de l’extrême gauche expriment leur mécontentement suite au terme « fainéants » exprimé par Emmanuel Macron lors de son discours du 8 septembre 2017, face à la communauté française d’Athènes. Après une relecture des propos du président de la République, il est évident que ces dénonciations sont entièrement sorties du contexte du discours prononcé. Emmanuel Macron ne désignait pas les manifestants opposés à sa réforme du code du travail, mais il s’en prenait aux responsables politiques qui n’avaient pas eu le courage, les années précédentes, de mener les réformes concrètes et adéquates qu’il met en place aujourd’hui pour changer la société.

Les membres de La France insoumise se doivent également de se garder de toute critique suite à la polémique créée par leur chef de file, Jean-Luc Mélenchon, lorsqu’il s’est opposé au gouvernement en leur indiquant que « c’est la rue qui a abattu les nazis ».

En outre, l’ensemble des responsables politiques qui rentrent en opposition avec le président de la République ont toujours été ces mêmes individus qui préféraient auparavant rester dans un statu quo politique, plutôt que de faire preuve d’une réelle audace en menant de véritables réformes afin de faire avancer le pays.

Aujourd’hui, aucun membre de La France insoumise, des syndicats révoltés et de la droite extrême ne saura créer une impasse au train de réformes mené par Emmanuel Macron et son gouvernement pour changer le système depuis le début de mandat.

De nombreuses mesures ont été présentées en cinq mois, ces nombreuses mesures faisaient partie du programme présidentiel d’Emmanuel Macron. De nombreuses autres réformes sont à venir et la volonté du président de la République, de son gouvernement, et de La République En Marche est totale.

La France est en marche.

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