Et si on arrêtait la mauvaise foi ?

7 janvier 2021 - Les oppositions polémiquent aujourd’hui sur le rythme d’un plan de vaccination qui leur a été présenté en décembre et sur lequel ils n’avaient pourtant émis aucun avis.

La polémique avant tout ? Nous ne pouvons pas croire que le seul moteur politique des oppositions soit la polémique. Pourtant, depuis plus d’une semaine, le même disque est joué en boucle sur les plateaux de télévision, sur les réseaux sociaux, sur les blogs des plus mégalo : la stratégie vaccinale serait un échec et il aurait fallu faire autrement (sans bien-sûr ne jamais avancer la moindre proposition).
Et si c’est eux que l’on vaccinait contre la mauvaise foi ? Ils feignent de découvrir cette stratégie pour mieux la critiquer, pourtant dès le 15 décembre les détails du plan étaient connus de tous. Jugez par vous-même :




Ce n’est pas une course de vitesse ! Comme l’expliquait lundi 4 janvier le Pr Le Guludec, Présidente de la Haute Autorité de Santé : « si on vaccine beaucoup mais pas les bons, on va mettre des mois à diminuer les hospitalisations et les décès. »


Le Président a été très clair : il ne laissera pas s’installer de lenteur injustifiée, mais il n’autorisera personne à jouer avec la sûreté et les bonnes conditions dans lesquelles cette vaccination doit se faire.

Polémique inutile donc, comme expliqué dans C à vous par le journaliste Patrick Cohen :


La palme de la démagogie. Elle revient à ceux qui dénoncent une supposée lenteur alors même qu’ils appellent à la plus grande défiance pour satisfaire un électorat anti-vax. C’est le cas du RN emmené par un Jordan Bardella qui n’en finit plus de se contredire. La preuve en image :

Point sur la situation à date.

Aujourd’hui, nous amplifions la campagne de vaccination par la vaccination anticipée de l’ensemble des professionnels de santé de ville et d’hôpital de plus de 50 ans, mais également des pompiers et aides à domicile de plus de 50 ans.

Ensuite, nous accélérons : près de 45 000 vaccinations ont été réalisées les 5 derniers jours (au 7 janvier 2020). Objectif : d’ici fin janvier, 1 million de personnes vaccinées soit le même nombre que nos voisins européens au prorata de la population. Pour cela, nous déployons des centres de vaccination dans tous les départements. Ils permettront de débuter la vaccination des personnes âgées de 75 ans et plus, résidant à domicile, à partir du lundi 18 janvier.

Enfin, nous simplifions : en remplaçant la consultation pré-vaccinale par un dispositif plus direct. Les infirmières et aides-soignants pourront désormais réaliser les opérations de vaccination en EHPAD, et une procédure simplifiée sera mise en place pour faciliter la prise de rendez-vous de vaccination (internet, téléphone ou application Tous Anti Covid).

Avec le vaccin, une phase nouvelle de la lutte contre la pandémie s’est ouverte. Il s’agit d’un défi humain et logistique considérable et inédit qui nécessite patience et détermination. Nous allons y arriver !

« A la fin, en nous vaccinant, nous sauverons des vies et nous retrouverons la nôtre »
Olivier Veran, le 7 janvier 2021

**RAPPEL : LA STRATEGIE VACCINALE INITIALE**
A l’initiative de la France, nous avons lancé une équipe de négociation européenne en juin dernier, qui nous a permis de constituer un portefeuille large de vaccins, identique pour tous les pays européens. Les 5 vaccins dont l’arrivée sur le marché est prévue au premier semestre 2021 ont été précommandés par l’Europe (BioNTech-Pfizer, Moderna, Curevac, Astrazeneca et Janssen).

Nous avons commandé plus de doses que nécessaire au cas où l’un des vaccins prendrait du retard. Nous avons ainsi commandé de quoi vacciner 100 millions de personnes, soit plus que la population Française.

Ces vaccins arriveront progressivement au cours du premier semestre, nous permettant d’atteindre notre cible d’au moins 15 millions de personnes vaccinées d’ici l’été. La campagne vaccinale durera ainsi plusieurs mois.

La Haute Autorité de Santé a établi un ordre de priorités :
• Etape 1 : les personnes âgées en EPHAD (Pour rappel, 1/3 des morts du Covid en France sont des résidents en EPHAD bien que ces derniers ne représentent qu'1% de la population).
• Etape 2 : les personnes de plus de 75 ans, puis les personnes de plus de 65 ans, puis les soignants de plus de 50 ans ou présentant des comorbidités
• Etapes 3, 4, et 5 : élargissement de la vaccination à toute la population.

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