3 choses à retenir du sommet de l’OTAN à Bruxelles

13 juillet 2018 - Décryptage de ce 26ème sommet de l’Alliance atlantique en 3 points.

Dans un contexte de tensions commerciales entre l’Union Européenne et les Etats-Unis, les 29 pays membres de l’Alliance atlantique se sont réunis à Bruxelles les 11 et 12 juillet. Les dirigeants se sont notamment engagés à améliorer le dispositif de défense collective, face à l’affirmation de la menace de Daech et la présence russe en Crimée.

« Un point qu’il ne faut jamais perdre de vue : il y avait aujourd’hui, autour de la table, des gens qui sont des alliés depuis 70 ans. Cela a un sens dans l’ordre mondial contemporain. »
- Emmanuel Macron

1. Une OTAN “unie et solidaire”

  • Le constat est sans appel : il est nécessaire de préserver l’Alliance atlantique. Cette “volonté de tenir l’unité de l’OTAN” soulignée par Emmanuel Macron a été l’un des points de consensus trouvés lors de ce sommet.
  • Emmanuel Macron avait précédemment encouragé le président américain à maintenir son implication au sein de l’OTAN. Le président de la République a donc salué la décision de Donald Trump de réaffirmer son engagement pour une OTAN forte. Les Etats-Unis, membre fondateur et partenaire historique de l’organisation, n’ont pas l’intention de se retirer de cette alliance stratégique à un moment aussi important pour la sécurité collective.

2. Des engagements financiers qui seront tenus

  • Les 29 pays ont réaffirmé leur engagement à atteindre l’objectif de 2% du PIB consacrés à la défense d’ici 2024. La France se rapproche de cet objectif, avec 1,81% de dépenses de défense dans le PIB, et à travers une loi de programmation militaire qui sera promulguée demain. Cet objectif avait été défini lors du sommet de 2014 au Pays de Galles.
  • Cet engagement permettra une meilleure harmonisation des contributions financières et un juste partage des responsabilités au sein de l’OTAN.

3. Des initiatives concrètes pour une OTAN efficace

  • Une alliance qui protège est une alliance capable de se déployer rapidement. Nous avons donc rappelé notre attachement à l’initiative “4x30”, qui devrait permettre, d’ici 2030, aux alliés de déployer en 30 jours 30 bataillons mécanisés, 30 escadrilles aériennes et 30 navires de combat.
  • Reconnaissant le rôle crucial que joue l’Alliance dans la lutte contre le terrorisme, nous avons confirmé la création d’une mission de formation militaire de l’OTAN en Irak, qui sera déployée une fois le nouveau gouvernement installé à Bagdad.
  • Face à l’incertitude des intentions russes à la frontière européenne, nous maintenons les mesures de réassurance à l’Est de l’Alliance. A ce titre, la France participe à la présence renforcée de l’OTAN en Lituanie et dans les pays baltes à la frontière orientale de l’Europe.

Au final, pourquoi restons-nous membres de l’OTAN ?

  • L’Alliance atlantique ne veille pas simplement à la sécurité du continent, mais au principe de sécurité collective, et donc la sécurité de la France. En cas d’attaque contre notre pays, nous avons la garantie, grâce à l’article 5, de voir les autres pays membres venir à notre aide. La seule fois où l’article 5 a été invoqué fut au lendemain des attentats du 11 septembre, et les alliés de l’OTAN furent les premiers à répondre à l’appel.
  • Dans la logique du “multilatéralisme fort” menée par Emmanuel Macron, l’OTAN est une institution-clé qui rassemble les grands acteurs internationaux, et constitue en soi un outil de dialogue facilité avec nos alliés. La présence de la France y est donc indispensable.

Les 29 dirigeants de l’Alliance atlantique se réuniront à nouveau l’année prochaine pour faire le point sur les avancées et marquer le 70ème anniversaire de l’OTAN.



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