Trois questions à .... Sarah El Haïry

9 avril 2019 - Sarah El Haïry est secrétaire d’État auprès du ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, chargée de la Jeunesse et de l’engagement. Elle répond à nos questions sur le dispositif « 1 jeune 1 mentor ».

Pourquoi croyez-vous au dispositif « 1 jeune 1 mentor » ? Quelle est sa raison d’être ?

Le mentorat permet d’ouvrir le champ des possibles pour les jeunes, de leur donner les clés de leur réussite et d’éviter les phénomènes d’autocensure ou d’assignation à résidence. C’est en cela qu’il participe à promouvoir une véritable égalité des chances en France.

Nous voulons développer un moyen complémentaire d’accompagner les jeunes sur le long terme pour participer à développer leurs réseaux, leur ouverture culturelle, la découverte de territoire, mais aussi évidemment les aider à trouver leur voie personnelle et professionnelle…

Notre volonté d’amplifier ce dispositif s’inscrit pleinement dans la dynamique d’émergence d’une « société de la confiance, de l’entraide et de l’engagement », voulue par le Président de la République.


Pouvez-vous nous le décrire (peut être donner des exemples des différentes situations de mentorat) ?

Concrètement, le mentorat désigne une relation d’accompagnement entre un mentor et un mentoré, avec une ambition : aider le mentoré à améliorer des compétences ou capacités qui lui permettront de se sentir plus à l’aise ou plus autonome pour avancer dans la vie. Il peut ainsi porter sur l’aide aux devoirs pour les plus jeunes, l’orientation post-bac pour les adolescents, l’insertion professionnelle pour les jeunes adultes… Le mentorat vise également un enrichissement du mentor au travers de l’expérience d’engagement et d’accompagnement d’un jeune.

Le mentorat fonctionne grâce au respect de quelques principes : une relation bilatérale et fondée sur la confiance mutuelle, un engagement volontaire et bénévole du mentor, un encadrement du binôme par une structure tierce et enfin un accord de confidentialité entre les deux parties. Chaque binôme mentor / mentoré affine évidemment ses objectifs et les adapte en fonction des besoins exprimés, ressentis.


L’objectif est ambitieux : passer de 25 000 à 200 000 jeunes. Comment passer l’échelle ? Élèves, étudiants, parents d’élèves, professeurs, élus, acteurs privés : en quoi ont-ils un rôle à jouer ?

Le président de la République l’a annoncé, notre objectif est d'avoir 100 000 jeunes qui pourront bénéficier du dispositif en 2021 et de doubler ce chiffre l'année d'après. C’est un objectif fort et ambitieux, qui nécessite la mobilisation de plusieurs acteurs.

Les associations, évidemment, qui ont un rôle de captation des jeunes mais également les services de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, qui pourront favoriser l’implantation des associations du mentorat dans les endroits les plus judicieux et identifier aux mieux les jeunes. Les missions locales, le réseau d’information jeunesse et les associations d’éducation populaire ont également un rôle indéniable à jouer car ils sont naturellement en contact avec des jeunes qui pourraient bénéficier d’un mentor. Les établissements d’enseignement supérieur sont également des prescripteurs essentiels, car ils peuvent identifier les étudiants qui pourront être redirigés vers une des associations du mentorat.

Pour faciliter le lien entre jeune, mentors bénévoles et associations, et accélérer le développement du mentorat dans notre pays, une page de la plateforme 1jeune1solution.gouv.fr sera réservée au dispositif « 1 jeune, 1 mentor ».

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