Nous croyons au progrès, la 5G en est un !

10 novembre 2020 - Depuis plus d’un mois, La République En Marche travaille, consulte ses adhérents, auditionne des experts et organise des débats sur la 5G. Aujourd’hui, LaREM rend ses conclusions et formule des propositions : la 5G, c’est oui !

La 5G n’est pas qu’un choix technologique : elle est un choix de société. En permettant aux machines d’échanger des données de manière massive et instantanée, cette technologie bouleversera notre quotidien et structurera l’innovation de demain. Il est donc essentiel d’en débattre.

Aujourd’hui, et alors que notre pays rattrape son retard sur ses voisins européens, La République En Marche appelle à accélérer le déploiement de ce bien commun technologique tout en complétant les garanties déjà mises en place.

L’enjeu n’est en effet plus “pour” ou “contre” la 5G, puisque cette technologie devient désormais la norme en Europe et dans le monde mais “comment faire de la France la première puissance 5G européenne au service des Français et de nos entreprises, sans prendre de risque écologique et sanitaire”.

Nos pistes de propositions

Proposition n°1 : en plus des contrôles à la demande, lancer un plan ambitieux de contrôles aléatoires des petites antennes qui seront déployées dans quelques années.

Proposition n°2 : pousser l’Europe à faire évoluer rapidement les normes sanitaires sur nos smartphones, afin de mieux prendre en compte la réalité des usages.

Proposition n°3 : informer par lettre les foyers concernés par l’installation d’antennes 5G dans la commune, en précisant l’impact économique, écologique et sanitaire attendu.

Proposition n°4 : ouvrir un service d’écoute et de dialogue à destination des personnes se déclarant électro-sensibles.

Proposition n°5 : renforcer nos exigences en matière d’écoconception (tendre vers 100% de composants recyclés dans les nouveaux appareils), de niveau de réparabilité (tendre vers 100% de disponibilité des pièces détachées), de “recyclabilité” (tendre vers 100% de composants recyclables). À terme, les géants du numérique devraient être incités à consacrer une fraction de leur R&D à la recyclabilité de leurs appareils.

Proposition n°6 : intégrer un enseignement sur les bonnes pratiques écologiques des usages numériques à l’école.

Proposition n°7 : interdire les pratiques commerciales anticoncurrentielles des grands acteurs du numérique. Cela peut par exemple inclure le verrouillage des clients, l’incompatibilité des produits, l’abus de position dominante des plateformes de vente ou les restrictions de service aux utilisateurs qui refusent de fournir leurs données personnelles.

Proposition n°8 : accentuer le contrôle des rachats de nos startups innovantes par les géants du numérique. L’Etat détient déjà un droit de véto (décret Montebourg), mais il faut mettre plus de moyens pour surveiller les petites opérations. Nous proposons par ailleurs d’élargir les critères permettant d’appliquer ce droit de véto, aujourd'hui limités par les traités européens au maintien de l’ordre public et à la défense nationale.

Proposition n°9 : Renforcer notre ambition de déploiement dans les territoires ruraux et les zones industrielles. L’accélération du déploiement doit se faire d’abord dans ces territoires.



Demain, à quoi servira la 5G ?

La crise sanitaire et le confinement illustrent un peu plus l’urgence de faire progresser la télémédecine, les réunions virtuelles, l’accès virtuel à la culture ou encore l’école connectée.

Dans ces secteurs comme dans d’autres, le déploiement de la 5G sera également indispensable pour préserver notre compétitivité au niveau mondial. Il le sera aussi pour assurer notre souveraineté : nous ne pourrons pas faire face aux entreprises américaines ou chinoises, et encore moins relocaliser des industries en France, si nous sommes le seul pays à se priver de cette technologie. Son déploiement rapide et encadré est donc une urgence.

Après-demain, à quoi servira la 5G ?

Comme toute innovation, il est aujourd’hui impossible d'anticiper l’ensemble des usages qui en seront faits. Le téléphone n’avait pas été pensé pour être mobile, la 4G avait été lancée avant l'explosion des applications mobiles. Les technologies de demain seront permises par le réseau 5G, comme celles d’hier ont été facilitées par le WIFI ou le réseau 4G.

Face à cette part d’inconnu, nous faisons le choix de l’inventivité plutôt que celui du renoncement. Nous faisons confiance aux citoyens et aux entreprises de ce pays pour inventer les progrès de demain.

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