Des progrès pour le bien-être animal !

29 janvier 2020 - Ce mardi 28 janvier, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a présenté de nouvelles mesures pour la protection et l’amélioration du bien-être animal.

L’amélioration du bien-être animal et la lutte contre la maltraitance animale sont des priorités du Gouvernement. Les mesures présentées hier viennent compléter et renforcer les mesures déjà en vigueur votées dans la loi agriculture et alimentation en 2018 telles que l’extension du délit de maltraitance à certaines activités, l’interdiction de mise en production de tout nouveau bâtiment d’élevage de poules pondeuses en cages, ou encore l’expérimentation de la vidéosurveillance dans les abattoirs volontaires.


  • Aller vers la fin des pratiques douloureuses en élevage
Dès la fin 2021, la castration à vif des porcelets sera interdite. Il sera mis fin au broyage des poussins mâles dans le cadre d’une initiative franco-allemande pour développer les techniques alternatives.


  • Renforcer la sensibilisation et la formation au bien-être animal
Dès septembre 2020, la formation sera consolidée dans l’enseignement agricole, et dès le 1er janvier 2022, chaque élevage de volailles et de porcs devra désigner un référent en charge du bien-être animal assorti d’une formation spécifique obligatoire.
« La mise en place de ces mesures fortes doivent se faire sans remettre en cause les structures économiques. Les éleveurs seront accompagnés, en s'appuyant sur des alternatives et avec l'aide de 18 000 vétérinaires garants du bien-être animal »
Didier Guillaume, le 28 janvier 2020
  • Améliorer la qualité de vie des animaux d’élevage
Dès aujourd’hui, le Gouvernement flèche prioritairement les financements de l’Etat vers des bâtiments favorisant l’expression naturelle des comportements des animaux d’élevage.

Dans le cadre des futures négociations de la Politique Agricole Commune (PAC), la France portera cette position à l’échelle européenne afin que les financements de la PAC soit conditionnés aux investissements dans les bâtiments d’élevage au respect des normes en matière de bien-être animal.

  • Améliorer les conditions de transport des animaux
Dès 2020, le Gouvernement augmentera les contrôles au chargement notamment en habilitant des vétérinaires privés. En parallèle, les sanctions en cas de non-respect de la réglementation européenne seront renforcées.


  • Améliorer l’information des consommateurs
La France souhaite que soit mis en place un étiquetage relatif aux modes d’élevage et au bien-être animal à l’échelle européenne et s’engagera en ce sens.


  • Responsabiliser les propriétaires d’animaux de compagnie

Dès 2020, le Gouvernement renforcera son action contre les abandons d’animaux de compagnie notamment en prévenant les achats impulsifs. A ce titre, le député Loïc Dombreval a été chargé d’une mission de 6 mois (1er semestre 2020) afin de proposer d’autres mesures de lutte contre l’abandon des animaux de compagnie et pour lutter contre la maltraitance.

Élaboré en concertation avec les filières concernées et les associations de défense des animaux, ce plan vient compléter et renforcer les mesures déjà en vigueur. Pour Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, son objectif est triple : concilier la sensibilité des animaux, le travail des éleveurs et le regard de la société.

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