Quel rôle des associations pour lutter contre le séparatisme ?

26 février 2020 - Emmanuel Macron a reçu à l'Elysée des présidents d’associations pour une réunion de travail organisée dans le cadre de la stratégie de reconquête républicaine et de lutte contre le repli communautariste et le séparatisme islamiste.

Une semaine après avoir annoncé des premières mesures à Mulhouse (lire notre article), le président de la République a reçu les responsables de six grands réseaux d’éducation populaire et de trois associations locales, en présence de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, de Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement et de Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education et de la Jeunesse.



Et comme le Président l’a rappelé : nous avons besoin de ces grandes associations d’éducation populaire comme des associations de proximité pour réinvestir les quartiers marqués par la déscolarisation et une offre culturelle et éducative réduite, terreau favorable au repli communautariste et au séparatisme islamiste.


  • 100 millions d’euros pour le programme “cités éducatives”

C’est pourquoi l’Etat soutient fortement le monde associatif :

  • Programme Tremplin Asso doté de 45 millions d’euros sur 3 ans ;
  • Recrutement de 1000 adultes relais supplémentaires et financement de 750 postes de coordinateurs associatifs FONJEP (Fonds de Coopération de la Jeunesse et de l'Éducation Populaire) ;
  • Simplification de la vie des associations de proximité en systématisant les financements pluriannuels.

De nouvelles mesures fortes ont été annoncées comme le programme « cités éducatives », nouvellement créé, qui sera doté de 100 millions d’euros supplémentaires sur 3 ans dans 80 territoires. Près de 450 000 jeunes seront concernés par ce dispositif d’éducation populaire et sportive, inscrites dans les valeurs républicaines.

Par ailleurs, le plan de formation « valeurs de la République et laïcité » qui a déjà permis de former en 2 ans 25000 acteurs de terrain sera pérennisé tout comme les modules de formation à la prévention de la radicalisation (diplômes, certification et formation continue) des encadrants associatifs.


  • Les contrôles et sanctions seront systématiques

Un travail de « territorialisation » est engagé avec les grandes associations d’éducation populaire afin d’identifier les territoires où la présence du tissu associatif n’est pas à la hauteur des besoins.

Emmanuel Macron souhaite renforcer les outils de contrôle et de sanction pour s’assurer du respect des valeurs républicaines par les associations bénéficiant de financements publics.

La signature de chartes ou « contrats républicains » conditionnant les aides publiques de l’Etat et des collectivités territoriales au respect des valeurs et des principes républicains sera systématisée. En cas de non-respect, l’Etat ou la collectivité pourront demander la restitution de la subvention.

Une disposition législative sera proposée, dans le projet de loi à venir, afin de rendre systématique la mise en oeuvre de ce dispositif à l’ensemble des politiques publiques.

Les contrôles exercés dans le milieu associatif seront rendus inopinés, les accueils collectifs de mineurs seront systématiquement contrôlés dans l’année qui suit leur création. De nouvelles dispositions spécifiques seront également prévues par le projet de loi pour faciliter la dissolution des associations concernées.


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