Municipales 2020 : partir du terrain et partager les bonnes idées

1 juillet 2019 - Lancé en avril, le laboratoire d’initiatives locales a pour mission d’identifier les bonnes idées mises en place sur les territoires afin de les partager avec nos candidats aux Municipales. Son président, Raphaël Bernardin, nous a expliqué le projet.

Comment est né le laboratoire d’initiatives locales ?

Raphaël Bernardin : C’est une idée du Bureau exécutif du Mouvement en vue des élections municipales de 2020. Nous sommes partis du constat que, dans différentes collectivités sur le territoire, en ville comme à la campagne, il existe d’excellentes initiatives. Mais les élus locaux se retrouvent souvent seuls dans l’exercice de leur mandat. Il y a un manque de coordination entre eux et un déficit de partage d’expérience. Notre objectif est donc de réunir ces bonnes idées et de les mettre à disposition de nos candidats et candidates.

Comment est-il composé ?

Nous sommes une trentaine de membres au total. Il y a des élus des territoires mais pas que ! Nous avons également des référents du Mouvement parmi nous, des anciens préfets, des gens investis dans l’associatif ou des urbanistes… Nous voulions des gens représentatifs de la diversité des territoires et compétents dans les différents périmètres étudiés.

Comment votre expérience en tant que maire de Saint-Sulpice-La-Pointe vous aide dans votre mission de co-président du laboratoire d’initiatives locales ?

La force du laboratoire, c’est le partage d’expérience. Mes points forts en tant qu’élu peuvent être les points faibles d’un autre, et inversement. En mettant nos idées en commun, on gagne un temps fou car celui qui raconte une bonne initiative, qu’il a mise en place sur son territoire, a déjà “essuyé les plâtres”. Il connaît les différentes étapes, les difficultés et peut en faire bénéficier les autres. Sur le terrain, ce partage d’expérience ne se fait même pas avec les maires des communes voisines !

Raphaël Bernardin, co-président du laboratoire d'initiatives locales

Comment s’organise ensuite votre travail ?

Nous avons commencé par définir ce qu’était pour nous un élu local progressiste. Ça a donné les “10 engagements éthiques de l’élu(e) local(e) progressiste” (à lire ici) dévoilés mi-juin lors de la conférence de presse de présentation de la stratégie du Mouvement pour les élections municipales de 2020.

Désormais, nous fonctionnons par thématique. Nous essayons de balayer tous les sujets qui peuvent concerner un élu local : l’écologie, la mobilité, l’urbanisme, la gestion du social dans une ville… Sur chacune d’entre elles et avec l’aide du Pôle Idées du Mouvement, nous auditionnons des experts qui nous apportent un éclairage technique, puis nous débattons et synthétisons les grandes idées qui en ressortent. Le programme « Tous Politiques » ainsi que le pôle projets mis en place par le Mouvement nous aident également car ils ont connaissance des projets qui marchent sur le terrain.

Tout ce travail de collecte se concrétisera notamment dans la réalisation d’un « catalogue des bonnes idées » qui pourra être utilisé par la suite par nos futurs élus. Il s’agira d’un mélange de politiques publiques efficaces et d’initiatives citoyennes vertueuses , prêtes à être implantées sur le terrain.

Allez vous chercher également des initiatives à l’international ?

Pour le moment, nous nous sommes concentrés sur la France, car le territoire français est extrêmement riche ! Mais par la suite, nous allons également explorer les bonnes idées à l’international.

Est-ce que vous pourriez nous citer un exemple d’initiative ?

Un élu d’Occitanie souhaitait mettre en place une école Montessori dans sa commune. Il croyait fermement à cette méthodologie pour rendre les enfants plus responsable et autonome. Il s’est donc accroché et a porté son projet jusqu’au bout. C’est une initiative qui résonne pour tous les élus que nous sommes car nous en avons tous entendu parler dans les conseils d’école. Les enseignants en parlent, les parents d’élèves en parlent mais la machine nationale est très lourde parfois et peine à avancer. D’habitude, c’est l’État qui décide et les décisions redescendent dans les territoires qui appliquent. Avec le laboratoire d’initiatives locales, ce qu’on veut faire, c’est l’inverse : partir des territoires, en tirer des bonnes idées et les partager.

La République En Marche a lancé une campagne à l’engagement des citoyens pour les municipales de 2020. Comment a t-elle été perçue sur le terrain ?

C’est une campagne qui fait du bien. Quand je montre le visuel sur mon smartphone (à voir ici), on me dit : « Enfin des politiques qui nous invitent à les rejoindre et qui ne restent pas dans l’entre-soi ! ». Mais je sens tout de même qu’il existe encore un frein pour certains à passer le cap. Certains ont peur de l’investissement en terme de temps que cela demande. Nous devons travailler sur le statut de l’élu local car c’est tout sauf évident quand on a une famille, une maison qu’on paye à crédit... de se lancer dans l’aventure.

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