Nouvelles formes d’ingérence : les politiques doivent agir !

10 juin 2021 - LaREM s’est saisie de la lutte contre les nouvelles formes d'ingérence et de propagande numérique. Rappel du contexte, des enjeux et de nos recommandations.

Les dernières campagnes américaines, les Macron Leaks en 2017... l'information est devenue une arme dans une véritable guerre d'influence et de déstabilisation. Pour protéger nos démocraties, notre mouvement s’est saisi de la lutte à mener contre ces nouvelles formes d'ingérence et de propagande numérique.

Depuis désormais plusieurs mois, La République En Marche ! a donc mis en place une task force, nourrie de la consultation des adhérents ainsi que d’une série d’auditions d’universitaires, journalistes, et enseignants. 16 grandes recommandations ont été pensées non seulement à l’échelle de nos politiques publiques, mais aussi à l’échelle européenne et internationale ainsi qu’à l’échelle de notre mouvement.



Ces menaces en quelques chiffres :
  • en Europe, 80% des personnes disent être confrontées régulièrement aux fausses informations en ligne, et 85% estiment que cela constitue un problème dans leurs pays
  • en France, en 2017, 8 millions de liens partagés pendant la campagne présidentielle portaient sur des contenus tronqués ou mensongers ;
  • près d’un tiers des Français ont déclaré avoir déjà été victime d’une fausse information ;
  • 63 % des Français se déclarent préoccupés face à ce risque d’intervention étrangère dans nos démocraties.
  • les fausses informations se propagent 6 fois plus vite sur Twitter que les vraies informations.


L'heure n’est donc pas à l’interrogation sur l’existence de ces menaces. Ces ingérences et nouvelles formes de propagande sont bien réelles. Il faut agir !

L’heure n’est pas non plus à la prévention de ces attaques uniquement à l’approche des prochains scrutins. C’est la construction d’un véritable travail de fond pour réarmer nos démocraties de manière pérenne qui est nécessaire !

L’heure est donc désormais à une transformation profonde de nos fonctionnements pour s’adapter aux évolutions du numériques.

La manipulation informationnelle par les puissances étrangères (comme la Chine, la Russie ou la Turquie pour ne citer qu'elles), la propagation effrénée de théories du complot via les réseaux sociaux, l’apparition des deep fake, l'usage de cryptomonnaies dans le financement des campagnes… Elles bousculent les frontières du véritable et du vraisemblable, créent un climat de défiance généralisé et poussent, comme l’ont montré les émeutes du Capitole, à l’ultraviolence.

Face à l’ampleur des enjeux, l’heure est à l’action. Comment très concrètement réarmer notre démocratie ? Voici quelques exemples de mesures très concrètes pensées par Mounir Mahjoubi, Laëtitia Avia et Sandro Gozi :

  • Avec une plateforme publique que chaque Français pourra saisir pour signaler une fausse information ;
  • Avec la définition d’un label obligatoire pour rendre visible l’identification des deepfakes ;
  • Avec des plateformes qui assurent un pluralisme de contenus politiques pour rompre l’enfermement algorithmique ;
  • Avec des formations aux risques et dérives du numériques ;
  • Ou encore avec des interdictions européennes de financement de partis politiques par des puissances étrangères.


Les plateformes numériques ne doivent pas être la clé d’entrée de ceux qui incitent à la haine et attisent la violence, de ceux qui font de l’information une arme dans une guerre de déstabilisation et d’influence, de ceux qui manipulent et aveuglent les Français.
Nos 16 recommandations y veilleront !

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