Vous trouvez que ça marche vous la formation professionnelle ?

6 février 2018 - LaREM a organisé une grande consultation sur l’apprentissage et la formation professionnelle en amont de la réforme du Gouvernement. Elle soulève d’importants problèmes d’accès, d’efficacité, de lisibilité et de justice de ces systèmes.

La République En Marche a organisé du 4 au 18 janvier une consultation nationale sur la formation professionnelle et l’apprentissage auprès de tous les citoyens en amont de la présentation de la réforme qui sera portée par le Gouvernement et débattue au Parlement.
23.500 personnes ont participé à la consultation !
20% des participants ne sont pas adhérents de LaREM.

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Christophe Castaner a organisé une conférence de presse pour porter la voix de celles et ceux qui se sont exprimés à travers cette consultation car ce travail de diagnostic fait partie de l’ADN de La République En Marche.

« Nous militons pour la société du travail. Dans cette société, la meilleure des sécurités contre le risque chômage, c’est la compétence. »
Christophe Castaner, Délégué général de LaREM


La réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage est cruciale

Cette réforme a pour vocation de sécuriser les parcours professionnels, l’entrée et le retour vers le marché de l’emploi, alors qu’il y a un véritable état d’urgence pour l’emploi :

  • 1,3 million de jeunes ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études ;
  • 40% des seniors sont exclus du marché de l’emploi ;
  • Et les choses bougent à grande vitesse : près d’un métier sur deux pourrait être transformé durant les 10 prochaines années par la transition numérique.

Le système de formation professionnelle est jugé inefficace, illisible et injuste

Un système jugé inefficace : plus de 25 milliards d’euros sont investis par les pouvoirs publics et les entreprises dans la formation professionnelle chaque année. Malgré ce budget, la réponse n’est pas à la hauteur des attentes des citoyens : 78% estiment que le système ne fonctionne pas, que les formations sont inutiles car « coupées des réalités professionnelles ».

Un système jugé illisible : 60% des participants à la consultation ne connaissent pas leurs droits à la formation. Près de la moitié des contributeurs expliquent qu’ils vont même renoncer à leur droit à la formation. Ils mettent en avant le caractère décourageant des démarches requises pour bénéficier d’une formation.

Un système jugé injuste : il entretient les inégalités face à l’emploi en bénéficiant plus à ceux qui en ont le moins besoin.

  • Deux tiers des cadres ont eu accès à une formation contre un tiers pour les ouvriers.
  • On a de 2 fois plus de chances d’être formés quand on est salarié d’une grande entreprise.
  • Seulement 10% des demandeurs d’emploi accèdent à une formation professionnelle.

5 pistes ressortent de la consultation pour orienter le Gouvernement et les partenaires sociaux :

  1. Simplifier le système en permettant à chacun de s’inscrire à la formation de son choix
  2. Améliorer l’information sur les formations professionnelles
  3. Renforcer les droits des personnes les moins qualifiées
  4. Étudier la possibilité de donner une part de son droit à la formation à un tiers
  5. Valoriser les droits à la formation en points et non en heures

La philosophie générale de ces recommandations est d'améliorer la qualité de la formation (notamment par une évaluation systématique) et de passer d’un droit formel à un droit réel, un droit effectivement utilisé, pour sécuriser la capacité des Français à traverser les défis du marché du travail et de ses évolutions.


Le système d’apprentissage doit être revalorisé par un véritable changement culturel

L’apprentissage, une filière d’excellence pour accéder à l’emploi

Pour les contributeurs à la consultation, l’apprentissage est jugé difficile d’accès mais reconnu comme une filière d’excellence, quand on l’a testé.

  • 7 apprentis sur 10 trouvent un emploi en moins de 7 mois après leur formation.
  • Ce constat, cela fait des années qu’il est partagé : l’apprentissage ça marche mais jusqu’à présent, les réformes de l’apprentissage ont été paramétriques, consistant à modifier des seuils et simplifier certains critères. Nous devons mettre fin à ce cynisme et engager une vraie bataille culturelle.

L’apprentissage doit être revalorisé par un large changement culturel

Seulement 7% des jeunes passent par l’apprentissage (soit deux fois moins qu’en Allemagne), encore trop souvent considéré comme une « voie de garage ».

Ce changement culturel suppose de renforcer l’orientation vers l’apprentissage et d’associer davantage les entreprises. Les 2h d’orientation par semaine introduites par Jean-Michel Blanquer dans la réforme du Lycée pourraient y contribuer.

Ce changement culturel suppose de lever certaines barrières à l’entrée de l’apprentissage. La barrière de l’âge, puisqu’il faut avoir maximum 25 ans maximum pour devenir apprenti ; les contraintes de calendrier, puisque un apprenti ne peut commencer qu’à plus ou moins 3 mois du début de la formation en CFA.

Ce changement culturel suppose enfin de rendre l’apprentissage plus attractif :

  • Plus attractif pour les étudiants : la rémunération des apprentis, actuellement indexée sur l’âge et pas sur leur niveau de qualification, pourrait être revu.
  • Plus attractif pour les formateurs : les maîtres d’apprentissage ne sont pas assez valorisés pour leur engagement .
  • Plus attractif pour les entreprises : les nombreuses aides à l’apprentissage, conçues au fil des années, sont fragmentées et illisibles car elles ont été conçues en silo. Elles pourraient être fusionnées.

La consultation de La République En Marche a fait émerger 7 pistes de travail soumises au Gouvernement :

  1. Unifier les aides à l’apprentissage pour simplifier et rendre l’apprentissage plus attractif pour les entreprises ;
  2. Réduire les effets de seuil dans les aides aux entreprises ;
  3. Dématérialiser la signature du contrat d’apprentissage et les demandes d’aides ;
  4. Revoir la fixation des salaires des apprentis ;
  5. Améliorer l’accueil des apprentis dans les entreprises ;
  6. Améliorer l’articulation entre les enseignements théoriques et la pratique ;
  7. Renforcer l’information sur les filières d’apprentissage.

Il est essentiel que ces constats soient entendus

Il est important que le Gouvernement, les partenaires sociaux, tous les acteurs de la formation, saisissent l’urgence que les citoyens nous ont exprimée. L’urgence de transformer le système pour le rendre plus efficace, plus ouvert et plus juste.

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