Discours de Christophe Castaner à sa conférence de presse de rentrée

26 janvier 2018 - Paris, le Délégué général de La République En Marche.

Casta - Conférence de presse

Seul le prononcé fait foi.



Bonjour à toutes et à tous,

En 2017, avec l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République, les Français ont retrouvé l’envie d’y croire.

D’abord, envie de croire en l’avenir.
En un avenir meilleur que nous pouvons façonner.
En l’avenir d’une Europe utile et efficace, qui protège, qui s’engage, qui retrouve son destin, qui renoue avec l’ambition.
Ensuite, l’envie de croire en la France.
En une France libérée des vieux dogmes qui l’empêchaient d’aller de l’avant.
Enfin, l’envie de croire en eux-mêmes.
En notre propre capacité, nous Français, à nous reprendre main.
À améliorer le quotidien de chacun.
À ne laisser personne sur le bord de la route.

Cette envie d’y croire nous donne une chance énorme pour faire avancer le pays.
Cette chance est d’abord une immense responsabilité.
Nous sommes au rendez-vous, nous, gouvernement ; nous, mouvement citoyen.
Comment ? Par notre profonde transformation du pays. Une transformation par tous et pour tous.

La transformation

C’est un changement de regard, un changement d’échelle.
Ce n’est pas une réforme ni même un ensemble de réforme ; c’est une liberté !

Depuis mai 2017, le Gouvernement d’Édouard Philippe travaille sans relâche à cette transformation que lui a confiée le Président de la République.

Les Français apprécient sa méthode.
Son courage.
Et la rapidité de ses décisions.
Ils apprécient l’homme, sa volonté.

C’est la transformation la plus rapide que le pays n’ait jamais connu.
Notre plan de transformation ce sont des centaines de solutions concrètes, efficaces et justes :

  • pour améliorer le pouvoir d’achat,
  • pour réinventer l’école,
  • pour lutter contre le changement climatique,
  • pour garantir notre sécurité et nos libertés,
  • pour renforcer notre démocratie.

Beaucoup sont déjà en vigueur !
Beaucoup sont déjà en cours de mise en œuvre.
Alors bien sûr, nous aurons toujours des sujets de frictions, des désaccords, des débats.
Mais reconnaissons ensemble, de manière très honnête, que cette transformation avance jour après jour ; à mesure que les décisions sont prises, et que les changements sont adoptés.

Cela dit, pas d’angélisme : nous restons très lucides sur les maux de notre pays ; sur ses fractures ; sur ses attentes.
Il faudra plus encore.
C’est tout le sens des vœux qu’Emmanuel Macron a adressés aux Français. Que nous a-t-il dit ?
Qu’il continuera, avec la même détermination, à prendre les mesures fortes et courageuses dont notre pays a besoin.

Mais aussi, c’est l’engagement de chacune et chacun d’entre nous qui fera la différence.

Je pense par exemple à notre grand combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Dans ce cas comme dans bien d’autres, nous avons besoin de toutes et tous.
Pour aller le plus loin possible dans la transformation du pays. Dans chaque territoire. Dans chaque quartier. Dans chaque village et dans chaque foyer.
Rien ne sera fait sans les Français.
Je suis un homme politique. Et je sais que la politique peut faire beaucoup. Mais je sais aussi qu’elle n’a jamais suffi à transformer seule une société. Un pays.

La transformation que nous portons, je vous le disais, est une transformation par tous.

Mais c’est aussi une transformation pour tous.

Notre projet, c’est de garantir aux parents qu’ils verront concrètement leurs enfants prendre l'ascenseur social par l’éducation :

  • en CP et CE1 avec le dédoublement des classes en REP+ ;
  • au collège, avec la mesure “devoirs faits” ;
  • au lycée, avec la réforme du Bac qui commence ;
  • puis dans le supérieur avec un changement de paradigme qui refuse la sélection par l’échec.
    C’est cela le choix de l’émancipation. Refuser de se satisfaire d’égalité formelle - qui libère les bonnes âmes mais - qui n’est jamais l’égalité réelle.

Notre projet, c’est de garantir au chômeur de longue durée qu’il pourra se former plus facilement.

  • C’est aussi parler au travailleur dont chacun sait que les métiers changent en profondeur dans les 10 ans qui viennent.
    Nous devons sortir du statu quo grâce à une formation vraiment adaptée.

Notre projet, c’est de garantir aux parents qu’ils verront leurs enfants grandir dans un monde où les dérèglements climatiques cesseront d’hypothéquer leur avenir.

Notre projet, c’est de garantir à tous les Français de vivre libres de toutes les menaces qui pèsent sur leur sécurité.

Notre projet, c’est de cesser de faire croire que la France peut accueillir celles et ceux qui le souhaitent sans jamais se préoccuper de leur légitime intégration.

  • Nous avons un devoir d’humanité.
  • Mais nous avons aussi le devoir de vérité.
  • Vérité vis-à-vis des Français, vérité vis-à-vis des migrants.

C’est pour ce projet que nous voulons agir.

Agir avec humilité. C’est avoir à l’esprit qu’au-delà du Gouvernement, du Parlement, il y a toutes ces associations, tous ces bénévoles, toutes ces personnes engagées qui transforment eux aussi le pays. Nous travaillerons avec eux. Nous travaillons à une transformation par tous.

Agir avec générosité. C’est garder en tête le sens de notre projet. Un projet d’efficacité économique et de justice sociale. Un projet qui redonne à chacune et chacun les moyens de s’émanciper, de choisir son avenir, de monter une marche. Notre travail, c’est une transformation pour tous.

Nous avons commencé cette transformation du pays par une transformation de la vie politique elle-même. Et je souhaite que nous continuions.

Il était nécessaire de commencer par là.
Comment transformer le pays sans retrouver la confiance de ceux qui nous donnent le pouvoir de le faire ? C’était vital !
Il aurait été impossible d’agir sans s’attaquer à ce problème en premier.
Car les Français n’avaient plus confiance.
Nous nous sommes attaqués à ce problème sans prendre la voie du dégagisme. Du populisme. De ces méthodes qui puisent dans la peur plutôt que de faire appel à l’intelligence collective.

Nous avons commencé par un renouvellement complet à l’Assemblée nationale.

En redonnant toute sa place à la société civile. Par des Députés qui connaissent les préoccupations des Français, par leur travail, par leur engagement associatif.

En redonnant toute leur place aux femmes. Jamais l’Assemblée n’a été aussi paritaire et la contribution de notre groupe a été décisive.

En renouvelant profondément les pratiques dès le début de la législature avec la loi de moralisation de la vie publique.

A ce sujet, j’invite les parlementaires de LaREM à aller toujours plus loin vers la transparence : nous n’avons rien à cacher, alors ne laissons jamais l’impression de cacher quelque chose !

Ce renouvellement, nous l’avons rendu possible par une rupture historique dans la Vème République.


Rappelez-vous, il y a un an, la campagne présidentielle s’ouvrait sur un profond sentiment de doute dans la capacité de la France à se construire un avenir.
La tentation du repli, la peur dominaient. Le contexte politique internationale apportait son lot de nouvelles inquiétantes sur le Brexit, l’élection de Donald Trump.
Mais dans ce moment de vérité qu’est l’élection présidentielle, les Français ont fait le choix de refuser d'attiser les peurs, renonçant au repli.

Les Français ont préféré renouer avec l’espérance d'un grand projet collectif.

Par ce choix, ils ont envoyé un message clair, prouvant que la France a changé.
Que la France ne peut se résumer à l'addition de peurs et de doutes.
Mais au contraire qu’un projet collectif est la promesse d’un avenir collectif.

Un moment unique de dépassement des anciens clivages politiques.

Nous rassemblons toutes les bonnes volontés qui veulent participer à cette transformation par tous et pour tous. Ce rassemblement inédit n’a rien de cosmétique. Il sert à porter efficacement et sereinement des réformes essentielles.
Ces réformes que la France n’a pas pu faire pendant 30 ans pour moderniser son économie et améliorer sa protection sociale.
Ces réformes, rapides et puissantes, nous donnent aujourd’hui toute notre crédibilité en Europe.

C’est pourquoi nous allons continuer ce rassemblement jusqu’aux élections européennes bien sûr.

En rassemblant celles et ceux qui croient profondément en l’Europe,

  • une Europe qui protège,
  • une Europe qui agit,
  • une Europe qu’il nous fait véritablement changer mais ne pas rejeter.

De Daniel Cohn-Bendit à Alain Juppé dont j’ai entendu la volonté, nous voulons construire une force française de transformation pour l’Europe.

Une force politique pour accompagner les mutations dont l’Europe a besoin. Pour devenir plus protectrice ; plus efficace ; plus démocratique.

Pour réussir ce quinquennat, nous devons continuer de rassembler. Rassembler pour transformer.
Quand d’autres préfèrent dénoncer, exclure, “trahir”, “négliger”, “mettre en danger l’unité” de leur propre parti.

Je préfère rassembler. Toujours rassembler.

Mais ce rassemblement, je vous le disais, n’a rien d’artificiel. Au contraire, il dépasse les vieux clivages stériles.

Ce rassemblement, je continuerai à le construire à la tête de La République En Marche, de le construire avec la même méthode. En nous basant sur un diagnostic fidèle à l’opinion des Français. Notre mouvement jouera ce rôle de vigie du réel.

Les élections de 2017 ne nous ont pas fait perdre notre lucidité. Nous savons que le risque de tous les politiques, surtout dans l’action gouvernementale, c’est de perdre de vue les préoccupations des Français, les réalités de ce qu’ils vivent chaque jour.

C’est pourquoi nous préparerons les élections européennes comme nous avons préparé l’élection présidentielle.

Sans créer de groupe LaREM au Parlement européen avant les élections - comme certains seraient tentés de le faire - mais en étant à l’écoute. Avec toute l’attention que nous devons aux Français.

C’est le sens de la Grande Marche pour l’Europe que nous lancerons le 24 mars 2018. Je vous donne déjà rendez-vous à ce moment-là pour vous présenter plus en détail le rôle que jouera notre mouvement sur la question européenne et en prévision des futures élections.

Comme en 2016 : nous irons à l’écoute de chacune et chacun.

  • Nous ne voulons oublier aucune critique.
  • Aucun territoire.
  • Aucun lieu.
  • Pour construire cette “Europe qui protège” telle que les Français l’attendent, nous serons à l’écoute.

Ce travail de diagnostic, c’est notre marque de fabrique. Il façonne le rassemblement que nous animons, la transformation que nous portons.

C’est avec cette même approche, rassembleuse et réaliste, que nous préparerons les élections municipales et que nous créerons des dynamiques collectives pour porter des projets qui répondent aux attentes des Français.

Sans volonté hégémonique. Mais avec une parole claire, des projets clairs, des engagements clairs.
Nous serons partout présents :

  • en soutien quand nous pourrons construire des alliances,
  • en alternative là où ce sera nécessaire pour nos concitoyens.



Et d’ici là, nous allons continuer de vous surprendre.

Vous surprendre par nos méthodes.

Je suis à la tête de ce mouvement depuis fin novembre.
Je me déplace, j’écoute, je rencontre...
Je peux vous dire que jamais, dans ma vie politique, je n’ai vu autant de bonnes volontés et de compétences rassemblées autour d’un même projet.
Notre ambition ne s’est pas arrêtée au soir des élections. Notre ambition, c’est de déplacer les frontières de la politique.

Dépasser les missions, les méthodes des partis traditionnels.


172 000 personnes ont rejoint LaREM depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Nous comptons aujourd’hui plus de 390 000 membres. Cela ne s’était jamais produit pour un parti politique qui arrive au pouvoir. 100 à 150 personnes nous rejoignent, chaque jour.

Pourquoi ? Parce que nous travaillons différemment.
Différemment parce que transformer le pays suppose de faire beaucoup plus. Et nos adhérents le savent.
Ce qui rassemble autant de bonnes volontés, c’est l’envie profonde de faire advenir une société de l’engagement. D’agir directement.

Je vous l’ai dit, nous sommes lucides.
Ce qu’il nous faut, c’est un mouvement dans lequel chacun s’engage pour transformer le réel autour de lui, accompagnant ainsi jusqu’au dernier kilomètre les réformes faites par le Gouvernement.
Sur le handicap, pour l’écologie, pour l’emploi, pour l’égalité entre les femmes et les hommes, la transformation ne passe pas que par la vie politique. C’est une transformation par tous.

Notre mission, pour 2018, c’est donc de créer les conditions de cette société de l’engagement, de ce mouvement civique et politique que le président de la République a appelé de ses vœux.


Pour mobiliser tout le monde, nous nous attaquons en premier aux blocages de l’engagement.

D’abord aux blocages qui empêchent les femmes de prendre pleinement part à l’action politique.
Beaucoup se demandent, dans cette société encore inégalitaire, « pourquoi faire de la politique ? », « est-ce que je vais y trouver ma place ? », « est-ce que je vais avoir le temps de le faire ? ».
Nous refusons de laisser le poids des stéréotypes s'appesantir sur les épaules de toutes ces femmes qui pourraient et voudraient faire de la politique.
C’est pourquoi nous allons développer le réseau Elles marchent créé pendant l’élection présidentielle.
Ce réseau servira à inspirer et accompagner toutes les femmes qui envisagent de prendre des responsabilités politiques.

Ensuite, il y a second blocage. Un blocage social, qui concerne la plupart du temps les habitants des quartiers.
Beaucoup se disent, dans cette société qui leur laisse peu de place, « pourquoi s’engager ? », « je n’ai pas les codes ! », « je n’y trouverai pas ma place ».
Ces barrières, nous voulons les lever.
Car il n’y a aucune raison de laisser encore aujourd’hui des millions de Français hors de la politique.
C’est à nous, mouvement politique, d’aller vers eux pour leur dire et leur montrer qu’ils ont toute leur place dans la transformation par tous que nous portons.
C’est tout le sens du programme Actions Talents que nous avons testé avec succès fin 2017.
Nous mobiliserons sur tout le territoire français des citoyennes et des citoyens qui ont vocation à être accompagnés par un mentorat d’un an pour pouvoir prendre des responsabilités au sein du mouvement et se présenter aux élections locales.

Enfin, il y a le blocage de la complexité.
Comprendre le fonctionnement de notre société, de nos institutions, de nos politiques publiques… c’est souvent un défi.
Beaucoup veulent s’engager mais se demandent « par où commencer ? », « comment s’y prendre ? », « quel problème résoudre ? ».
Nous refusons de réduire les citoyens à la seule qualité d’électeur comme l’ont fait les partis politiques pendant trop longtemps segmentant l’électorat comme autant de clientèles.

Nous voulons faire de chaque citoyen un acteur.

C’est pourquoi La République en Marche a mis en place ses MOOCs, ses propres cours en ligne. Ils permettent d’y voir plus clair.

Prenons un exemple : le MOOC « agir près de chez soi » invite à s’engager pour transformer son environnement le plus proche. Ce MOOC vient d’ailleurs de recevoir le prix 2017 dans la catégorie de l’organisation la plus innovante.
Nous voulons redonner à chacun le pouvoir d’agir directement grâce à une meilleure compréhension du monde. Mieux, d’entreprendre au service des autres.
C’est une promesse d’émancipation qui n’existe dans aucun autre parti politique. Alors je suis conscient que cela surprenne et interroge sur la vocation du mouvement.

Vous me demandez souvent comment nous allons préparer les prochaines élections municipales.
Mais permettez-moi de vous retourner cette question : y-a-t-il une meilleure façon de le faire qu’en agissant sur le terrain, au service des habitants de son territoire ? Certains voudraient déjà rentrer dans des négociations politiques locales. Notre ADN c’est l’action, l’utilité, et c’est avec cette méthode que nous aborderons les élections locales.

Nous sommes convaincus que chaque citoyenne, que chaque citoyen, peut initier un petit morceau de notre transformation, à son échelle.
Je connais bien les adhérents de notre mouvement : ils ne sont pas venus pour débattre exclusivement.
Ils sont venus pour porter des projets, pour changer la donne autour d’eux, pour faire.

C’est le sens des Projets Citoyens que nous accompagnons sur tout le territoire.
L’appel à projet à travers toute la France a été lancé vendredi dernier, après 5 mois d’expérimentation.
Il nous permettra de rassembler toutes les bonnes initiatives pour mettre les marcheuses et les marcheurs en action sur le terrain.
J’aime particulièrement l’exemple du projet citoyen « un stage pour tous » qui a émergé dans le 18ème arrondissement de Paris : des marcheuses et de marcheurs se mettent en réseau pour que chaque enfant qui cherche un stage de troisième trouve pas un accueil. Je souhaite que cette initiative soit reprise partout dans les territoires. L’enjeu est simple : corriger cette inégalité.


Laissez-moi vous donner un deuxième exemple du travail fait au plus près du terrain.
Il y a ce projet pour réduire la fracture numérique : C’est une véritable fracture sociale et intergénérationnelle dans beaucoup de territoires !
Le projet que nous avons fait émerger s’appelle “le coin du numérique”.
Nos adhérents organisent des permanences dans des cafés pour aider leurs concitoyens à apprendre à utiliser les ordinateurs, à faire leurs démarches en ligne.
Ce projet, il est né Louzac-Saint-André -- un petit village, à côté de Cognac, en Charente.
Et il a tellement de succès qu’il a été déployé dans 6 autres départements : dans la Somme, en Essonne, dans le Vaucluse, dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine et les Bouches-du-Rhône !

Nous sommes là au cœur de la transformation par tous et pour tous que je défends.

Par cette dynamique de transformation par les citoyens, des vocations politiques municipales vont aussi naître et s’exprimer.

Et pour préparer ces futurs candidats, nous allons créer en 2018 un Institut de formation. Il proposera des formations nouvelles et accompagnera nos adhérents qui veulent exercer un mandat politique en plus de continuer à former nos référents pour continuer de mailler avec force le territoire dans nos 4 000 comités locaux.

Tous ces efforts vont permettre d’installer durablement cette nouvelle force politique en France.

  • Une force lucide, capable de prendre le pouls des Français avec ses facilitateurs locaux et ses consultations.
  • Une force de transformation, capable d’agir de l’Assemblée aux Municipalités avec à son puissant maillage territorial.
  • Une force de transformation, plus puissante car politique et civique.



Au plan départemental, LaREM s’est structurée autour de Comités politiques. Ils rassemblent aujourd’hui les élus du mouvement. Et dans les temps à venir, ce sont ces Comités politiques qui prépareront le rassemblement que nous projetons.

Au plan national, nous pilotons cette force de transformation avec le Bureau Exécutif qui s’est organisé autour de 13 délégations thématiques.

Ils m’aideront à animer cette transformation par tous et pour tous. Avec nos députés. Avec nos sénateurs. Avec tous nos élus locaux. Et surtout avec nos 390 000 marcheuses et marcheurs.

  • Pour une société inclusive, qui amène chacun vers le progrès, où les opportunités sont ouvertes au plus grand nombre et où les discriminations reculent, je vais travailler avec Guy Lavocat, Référent dans le Puy-de-Dôme. A ses côtés, Sarah Robin, Référente dans le Nord.

  • Pour un monde où il fait mieux vivre, grâce à une santé et une alimentation plus saines, à un environnement mieux préservé, je vais travailler avec Alain Fontanel, premier-adjoint au Maire de Strasbourg.

  • Pour une société qui tient compte de l’intérêt des générations futures, qui facilite leur intégration dans la vie sociale par l’éducation et l’accès à l’emploi, je vais travailler avec Thomas Mesnier, Député de Charente.

  • Pour un service public plus moderne et accessible, pour des institutions plus efficaces et plus démocratiques, je vais travailler avec Sophie Errante, Députée de la Loire Atlantique.

  • Pour une défense accrue de notre sécurité et de nos libertés publiques, je vais travailler avec Caroline Abadie, Députée de l’Isère. Elle sera accompagnée dans cette mission par Marie-Hélène Regnier, Référente dans l’Aude.

  • Pour une société de la connaissance, où la mobilité professionnelle et sociale sera assurée, je vais travailler avec Ilana Cicurel, engagée dans le 17ème arrondissement de Paris. Elle sera épaulée par Neila Benzina, qui est entrepreneuse.

  • Pour une plus grande cohésion des territoires, je vais travailler avec Jennifer Courtois-Périssé, Maire de Rieumes et Conseillère régionale d’Occitanie. Elle travaillera en tandem avec Cécile Gallien, Référente en Haute-Loire.

  • Pour une économie plus productive mais aussi plus solidaire, durable et inclusive, je vais travailler avec Jean-Marc Borello, Président du Groupe SOS. Dans sa délégation, il sera accompagné par Guillaume Kasbarian, Député d’Eure-et-Loir, et Anne-Laurence Petel, Députée des Bouches-du-Rhône.

  • Par ailleurs, je travaillerai avec Astrid Panosyan et Arnaud Leroy pour porter à l’international la transformation que nous engageons, notamment auprès des Français de l’étranger.

  • Je travaillerai avec Laëtitia Avia, Députée de Paris, pour la communication du mouvement. Gabriel Attal l'accompagne en tant que porte-parole.

  • Avec l’expérimenté Philippe Grangeon pour toutes les relations avec le monde syndical et les autres partis politiques, à l’heure où nous faisons fortement bouger les lignes idéologiques du pays.

  • Avec Claude Posternak dès lors que le mouvement aura besoin d’un médiateur en son sein. En plus, il sera dans tous les cas un agitateur du débat. J’ajoute que le mouvement a commencé la mise en place d’une cellule “Alerte” pour prévenir et résoudre toutes les situations sensibles de type abus relationnels. Pour écouter et accompagner les personnes concernées. Il ne s’agit pas de remplacer la justice - bien entendu - mais de pouvoir traiter les atteintes relationnelles qui impliquent au moins un membre du mouvement et qui auraient eu lieu dans le cadre de ses activités.

  • Enfin, je travaillerai avec Pierre Person, Député de Paris, pour poursuivre notre maillage territorial, notamment en vue des prochaines élections locales. Ce pôle “élections et territoires” comportera aussi trois autres délégués : Marie Guévenou, Bariza Khiari, et François Patriat.




Forts de cette structure politique, nous allons prolonger l’élan de ce début de quinquennat.

Nous voulons renouveler et rassembler, d’abord pour réduire les fractures du pays. C’est la priorité des Français. Nous ne voulons pas la perdre de vue une seule seconde.

L’enjeu est crucial. Si les Français ne constatent pas concrètement les bénéfices de la transformation que nous portons, ni les populismes ni l’abstention ne reculeront durablement dans notre pays.

LaREM porte toute son attention sur la réduction des grandes fractures territoriales et sociales. Sur la possibilité de retrouver le chemin de l’émancipation partout. Le programme présidentiel comporte déjà de nombreuses propositions pour une plus grande mobilité sociale et une meilleure cohésion des territoires. Ces deux grandes promesses d’émancipation. Il y a tout le travail fait sur l’éducation prioritaire, sur le pouvoir d’achat, sur la formation professionnelle, sur les zones blanches...

Mais nous continuons à travailler sur de nouvelles questions qui nous remontent directement du contact que nous avons avec les Français :

  • Peut-on imaginer d’aider les Français les plus précaires avec une caution d’Etat pour accéder plus facilement au logement ?

  • Pouvons-nous envisager la scolarisation obligatoire des enfants dès 3 ans, pour continuer à faire de l’éducation le fer de lance contre les inégalités sociales ?

  • Pouvons-nous transformer le congé paternité pour renforcer l’égalité femme-homme par un meilleur partage des tâches dès la naissance ?

  • Comment pouvons-nous arriver à aider toutes les personnes qui ont le droit à certains minima sociaux mais qui ne les touchent pas ? Est-ce que cela passe par de nouvelles conditions de leur versement ? Comme un versement unique et automatique pour mieux lutter contre la précarité ?

Nous voulons ouvrir des débats, comme je l’ai fait avec ma tribune du 31 décembre, en plaçant l’intégration au coeur du débat sur l’asile et l’immigration. Nous avons été entendus et nous serons engagés.

Tous nos dispositifs d’écoute et nos réseaux d’expertise sont branchés sur ces réflexions. C’est pour cela que nous lancerons au printemps 2018 « l’Atelier des idées » qui centralisera les résultats de toutes nos consultations. Avec ce foyer de réflexion, je veux m’assurer que nous serons capables de préparer toute la suite du quinquennat.

Nous savons que les partis politiques qui ont externalisé leur faculté de penser le monde ont surtout perdu leur capacité d’agir. C’est pourquoi je veux que LaREM continue de s’attaquer aux grands défis de la modernité. Aux grandes questions qui demeurent devant nous.

Une des questions centrales est, pour moi, le défi écologique.

Il interroge, plus que tout autre, notre responsabilité vis-à-vis des générations futures. L’enjeu de l’écologie, c’est de s’assurer que nous réalisons durablement et concrètement cette transformation par tous et pour tous. Un enjeu majeur sur lequel je veux que toute LaREM se mobilise. Cela commence par reconnaître la responsabilité sociale des entreprises dans cette transformation par tous.

  • Le président de la République a clairement fait passer le message à Davos.
  • Ce sont elles qui portent l’économie et donc les emplois. C’est donc par elle que la transformation devra passer.
  • Les entrepreneurs doivent se montrer à la hauteur des engagements et de la confiance du Gouvernement.
  • S’ils ne l’étaient pas alors nous serions tous perdants !

Alors plusieurs questions doivent être abordées sur ce sujet :

  • Comment peut-on travailler avec les entreprises pour déployer une véritable stratégie d’économie circulaire dans toutes nos filières de production ? L’année qui s’ouvre doit être celle de la mise en oeuvre d’une ambition nouvelle.
  • Comment peut-on travailler avec elles pour qu’elles intègrent les enjeux de long terme dans leurs objectifs de performance ? A commencer par la lutte contre le changement climatique et contre les inégalités au sein même des entreprises.
  • En modifiant notre fiscalité, peut-on encourager les entreprises qui lutteront contre l’obsolescence programmée ?

Rien. Rien ne doit être interdit - avec toujours une seule question - : est-ce-que ça marche ?

Ces réflexions, pour réduire nos fractures et pour revoir notre modèle de développement, doivent permettre à LaREM d’apporter au Président de la République - à tous ceux qui veulent agir dans la majorité - les éléments utiles pour continuer à transformer le pays.

Très belle année 2018 !

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