N'attendons pas un monde meilleur, changeons-le !

21 juillet 2021 - Votée le 21 juillet, cette nouvelle loi d'aide au développement remplace la loi d'orientation et de programmation sur la politique de développement de 2014. Une lutte plus moderne et renforcée contre les inégalités mondiales, voici ce qui change.

Hervé Berville à l'Assemblée

### Un texte essentiel dans un contexte de crise

Conformément à la promesse et à la volonté présidentielle, cette nouvelle loi d'aide au développement dote la France d’une politique modernisée et renforcée de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales avec, pour la première fois, une programmation budgétaire et une stratégie précisément tracée. En effet, selon un rapport de la Banque mondiale, le contexte de pandémie de la Covid-19, qui n’épargne aucun continent, accentue davantage l’imbrication des crises, aggrave les inégalités mondiales, la pauvreté et les crises humanitaires qui alimentent l’instabilité internationale et menacent d’autant plus les biens publics mondiaux qui nous lient tous (santé, climat, biodiversité, éducation etc.).

Les pays les plus vulnérables (Afrique subsaharienne, petits pays insulaires) ne peuvent pas faire face, seuls, aux multiples défis, dont ils ne sont pas historiquement responsables. Or, la décennie que nous vivons sera déterminante pour nous tous. Nous devons les accompagner. De même, en poursuivant nos efforts en faveur de la santé mondiale, nous contribuons à la protection mondiale contre des épidémies. La situation actuelle est là pour nous rappeler à quel point nous sommes interdépendants les uns des autres. Adapter la loi d'orientation et de programmation sur la politique de développement de 2014 avec de nouvelles mesures permet de répondre à notre hauteur, à notre place, aux grands enjeux du monde.

### Nos objectifs sont donc clairs :

  • Répondre aux grands défis communs notamment sur le plan climatique ;
  • Agir avec plus d'impact et un meilleur suivi en particulier grâce à la Commission indépendante d'évaluation rattachée à la Cour des Comptes ;
  • Augmenter durablement les financements en créant par exemple un Fonds d'innovation ;
  • Mobiliser les sociétés civiles en intégrant de nouveaux acteurs pour lutter contre la pauvreté comme les ONG, les acteurs de la société civile, les diasporas et instituts de recherche ;
  • Faire face à nos responsabilités comme avec la mise en place de dispositifs de restitution des biens mal acquis et/ou des recettes de leurs ventes.

### L'aboutissement d'un long combat contre les inégalités mondiales

Le 24 octobre 1970, l'assemblée générale des Nations Unies adopte la résolution de 2626 qui fixe l'objectif de consacrer 0,7% de la richesse nationale à l'aide publique au développement. Il aura fallu attendre 50 ans pour que cette promesse soit honorée.

Dès 2017, Emmanuel Macron avait pris des engagements forts pour la politique de partenariats et de solidarité internationale comme :

  • Le partenariat mondial pour l'éducation en février 2018
  • Le fonds vert pour le climat en septembre 2019
  • Le fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme en octobre 2019

Cette loi est une preuve supplémentaire de l'engagement du Gouvernement et de la Majorité pour le multilatéralisme, la coopération et la résolution en commun de tous les défis mondiaux. Aider les pays les plus vulnérables à réduire les fractures et poursuivre leur transition vers des modèles de croissance plus résilients, plus inclusifs et plus durables : c’est seulement ainsi qu’à terme, les crises et désordres géopolitiques pourront être durablement résolus.

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