Penser printemps

10 janvier 2017 - À Clermont-Ferrand, Emmanuel Macron a souhaité à plus de 2500 personnes de « penser printemps ». Découvrez pourquoi !

Loin des traditionnels voeux vidéos, Emmanuel Macron a préféré venir au contact du pays. À Clermont-Ferrand, il a souhaité à plus de 2500 personnes de « penser printemps » :

« Evidemment, il y a les vœux de santé, il y a les vœux pour vous, vos proches, vos familles, il y a des vœux de mobilisation, indispensables parce que notre combat est collectif pour redresser notre pays. Mais les vœux que je veux formuler pour vous, ils tiennent en deux mots : « penser printemps ». »

D’où vient ce terme ?

« Ces deux mots, ce ne sont pas les miens, je les emprunte sur ces belles terres radicales à une grande figure du radicalisme français, à un grand intellectuel, un homme politique, un professeur. Alain. Il fait partie de ceux qui ont rythmé mon enfance, de ces lectures qu’on n’oublie pas. Il y a à peu près un siècle, un peu plus, il a écrit dans les premiers jours de janvier, un très beau petit texte qu’il a intitulé ; « Penser printemps ». »

Voici un extrait du texte d’origine d’Alain écrit à l’aune de l’année 1935.

« À répéter : « Bonne année ! » on finira par se réveiller soi-même à ce qu'on dit. On ne dit pas que l'année sera bonne ; on n'en sait rien ; ce qui arrive nous surprend toujours ; aussi est-il vain d'y penser d'avance. Ce qu'on dit, c'est qu'il faut choisir de la penser bonne, cette année nouvelle. Et profiter pour cela de ce secret mouvement de nature, qui nous a changés et retournés depuis la Noël. Bonne nouvelle, oui ; mais qui doit enfin toucher terre. La bonne nouvelle, c'est que les hommes ont juré d'être contents, de tout résoudre, autant qu'ils pourront, par joie et amitié, ce qui est penser printemps en Janvier. Je vous souhaite de penser printemps. »

De 1935 à 2017, 82 années séparent ce texte du discours d’Emmanuel Macron. Mais souhaiter de penser printemps, ce n’est pas (aujourd’hui comme il y a plus de 80 ans) souhaiter que l’année sera bonne (nul ne peut le promettre). C’est assurer que, malgré, la peur, malgré les doutes et les combats quotidiens, le printemps finira par renaître et l’espoir par resurgir.

Le printemps c’est aussi le mois d’avril et de mai alors :

« Le printemps sera à nous. Parce que ce printemps sera progressiste ! Parce que ce printemps sera celui de notre conquête ! »

Vous pouvez également télécharger l'intégralité du discours d'Emmanuel Macron :

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